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ARMES CHIMIQUES AU SOUDAN : LES ACCUSATIONS VISANT AL-BURHAN SE MULTIPLIENT

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Des sources sanitaires ont alerté, jeudi 13 août, sur une hausse préoccupante des cas d’hépatite virale dans plusieurs sites accueillant des personnes déplacées à Tawila, dans l’État du Nord-Darfour, au Soudan. L’alerte intervient dans un contexte marqué par la dégradation des conditions sanitaires, la surpopulation et les difficultés d’accès à l’eau potable et aux services essentiels.

Selon Darfur24, cité par nos confrères de Senego, au moins 11 cas d’hépatite virale auraient été enregistrés à ce jour. Une source sanitaire estime toutefois que le bilan réel pourrait être supérieur, en raison des difficultés rencontrées pour assurer une surveillance efficace de la maladie dans des sites de déplacement fortement peuplés.

La même source explique que le manque d’eau potable, la promiscuité et l’insuffisance des services de santé constituent des facteurs favorisant la propagation des maladies infectieuses. Plusieurs pathologies seraient actuellement signalées dans les sites de Tawila, notamment le choléra, l’hépatite virale et la tuberculose. Les camps de Tawila Al-Omda, Dali et Dabba Naira Al-Jadida seraient particulièrement concernés.

Cette situation sanitaire intervient alors que les conditions humanitaires à Tawila sont déjà extrêmement difficiles. Des rapports antérieurs de Darfur24 faisaient état de graves pénuries d’eau potable et de services de base dans les camps, tandis que les organisations humanitaires alertent régulièrement sur les risques de propagation des maladies dans les zones accueillant d’importantes populations déplacées.

Des accusations d’utilisation d’armes chimiques

Parallèlement à cette alerte sanitaire, des accusations font état d’une possible utilisation d’armes chimiques dans certaines zones du Soudan. Ces allégations, qui font l’objet de controverses et d’appels à des enquêtes indépendantes, ont notamment été relayées dans le contexte des combats opposant l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide.

Le New York Times, selon les informations rapportées dans le texte, aurait cité quatre hauts responsables américains affirmant que l’armée soudanaise aurait utilisé des armes chimiques à au moins deux reprises en 2024. Washington a par la suite accusé officiellement l’armée soudanaise d’avoir utilisé des armes chimiques et imposé des sanctions au Soudan.

Les autorités américaines ont notamment affirmé que du chlore aurait été utilisé comme arme chimique. Cette accusation est particulièrement grave, puisque l’emploi d’armes chimiques est interdit par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.

Des soupçons autour de Nyala

Ces accusations ont également été formulées concernant la ville de Nyala, dans le Darfour du Sud. Le Groupe des avocats d’urgence avait précédemment accusé l’aviation soudanaise d’avoir utilisé des substances chimiques lors de frappes contre la ville.

Selon les témoignages rapportés dans le texte, certains patients auraient présenté des difficultés respiratoires, des lésions cutanées et d’autres symptômes après des bombardements. Des médecins auraient alors demandé des analyses sur les vêtements de certains patients afin de rechercher d’éventuelles traces de substances chimiques.

Le Groupe des avocats d’urgence estime que les éléments recueillis pourraient constituer des indices d’utilisation d’armes interdites. Toutefois, ces accusations nécessitent des investigations indépendantes et des analyses scientifiques permettant d’établir précisément l’origine des symptômes et la nature des substances éventuellement utilisées.

Des symptômes signalés dans plusieurs régions

L’Alliance fondatrice du Soudan, connue sous le nom de Tasis, a également affirmé avoir recensé des symptômes inhabituels chez des civils dans différentes régions du pays. Elle évoque notamment des problèmes respiratoires et cutanés, des fausses couches ainsi que des malformations congénitales.

L’organisation affirme également avoir recueilli des informations faisant état de mortalité animale et de poissons, ainsi que des échantillons de sols et d’eau qui auraient été envoyés à l’étranger pour analyse.

Ces déclarations restent toutefois à confirmer par des organismes sanitaires et scientifiques indépendants. Elles interviennent dans un pays où la guerre a fortement perturbé les systèmes de surveillance épidémiologique et l’accès aux soins.

Une situation sanitaire déjà très fragile

La situation sanitaire du Soudan est particulièrement préoccupante après plus de trois années de guerre. Médecins Sans Frontières souligne que les programmes de vaccination ont été perturbés et que les systèmes de surveillance des maladies se sont considérablement affaiblis, compliquant la détection rapide des épidémies. (Médecins Sans Frontières)

L’UNICEF a également fait état de plusieurs épidémies concomitantes au Soudan, notamment de choléra, de rougeole, de dengue et d’hépatite E, dans un contexte de faiblesse des services de santé et de mauvaises conditions d’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. (UNICEF)

À Tawila, où se concentrent des centaines de milliers de personnes déplacées, les pénuries d’eau et la faiblesse des infrastructures sanitaires accentuent ainsi les risques d’épidémies.

Washington maintient la pression

Les États-Unis ont, de leur côté, maintenu la pression sur les autorités soudanaises à la suite de leurs accusations d’utilisation d’armes chimiques. Washington demande notamment au Soudan de fournir des informations complètes sur son programme chimique et de permettre des opérations internationales de vérification.

Les autorités américaines soutiennent que leurs évaluations techniques ont conclu à l’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise en 2024 et à un non-respect de la Convention sur l’interdiction des armes chARMES CHIMIQUES AU SOUDAN : LES ACCUSATIONS VISANT AL-BURHAN SE MULTIPLIENT

Des sources sanitaires ont alerté, jeudi 13 août, sur une hausse préoccupante des cas d’hépatite virale dans plusieurs sites accueillant des personnes déplacées à Tawila, dans l’État du Nord-Darfour, au Soudan. L’alerte intervient dans un contexte marqué par la dégradation des conditions sanitaires, la surpopulation et les difficultés d’accès à l’eau potable et aux services essentiels.

Selon Darfur24, cité par nos confrères de Senego, au moins 11 cas d’hépatite virale auraient été enregistrés à ce jour. Une source sanitaire estime toutefois que le bilan réel pourrait être supérieur, en raison des difficultés rencontrées pour assurer une surveillance efficace de la maladie dans des sites de déplacement fortement peuplés.

La même source explique que le manque d’eau potable, la promiscuité et l’insuffisance des services de santé constituent des facteurs favorisant la propagation des maladies infectieuses. Plusieurs pathologies seraient actuellement signalées dans les sites de Tawila, notamment le choléra, l’hépatite virale et la tuberculose. Les camps de Tawila Al-Omda, Dali et Dabba Naira Al-Jadida seraient particulièrement concernés.

Cette situation sanitaire intervient alors que les conditions humanitaires à Tawila sont déjà extrêmement difficiles. Des rapports antérieurs de Darfur24 faisaient état de graves pénuries d’eau potable et de services de base dans les camps, tandis que les organisations humanitaires alertent régulièrement sur les risques de propagation des maladies dans les zones accueillant d’importantes populations déplacées.

Des accusations d’utilisation d’armes chimiques

Parallèlement à cette alerte sanitaire, des accusations font état d’une possible utilisation d’armes chimiques dans certaines zones du Soudan. Ces allégations, qui font l’objet de controverses et d’appels à des enquêtes indépendantes, ont notamment été relayées dans le contexte des combats opposant l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide.

Le New York Times, selon les informations rapportées dans le texte, aurait cité quatre hauts responsables américains affirmant que l’armée soudanaise aurait utilisé des armes chimiques à au moins deux reprises en 2024. Washington a par la suite accusé officiellement l’armée soudanaise d’avoir utilisé des armes chimiques et imposé des sanctions au Soudan.

Les autorités américaines ont notamment affirmé que du chlore aurait été utilisé comme arme chimique. Cette accusation est particulièrement grave, puisque l’emploi d’armes chimiques est interdit par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.

Des soupçons autour de Nyala

Ces accusations ont également été formulées concernant la ville de Nyala, dans le Darfour du Sud. Le Groupe des avocats d’urgence avait précédemment accusé l’aviation soudanaise d’avoir utilisé des substances chimiques lors de frappes contre la ville.

Selon les témoignages rapportés dans le texte, certains patients auraient présenté des difficultés respiratoires, des lésions cutanées et d’autres symptômes après des bombardements. Des médecins auraient alors demandé des analyses sur les vêtements de certains patients afin de rechercher d’éventuelles traces de substances chimiques.

Le Groupe des avocats d’urgence estime que les éléments recueillis pourraient constituer des indices d’utilisation d’armes interdites. Toutefois, ces accusations nécessitent des investigations indépendantes et des analyses scientifiques permettant d’établir précisément l’origine des symptômes et la nature des substances éventuellement utilisées.

Des symptômes signalés dans plusieurs régions

L’Alliance fondatrice du Soudan, connue sous le nom de Tasis, a également affirmé avoir recensé des symptômes inhabituels chez des civils dans différentes régions du pays. Elle évoque notamment des problèmes respiratoires et cutanés, des fausses couches ainsi que des malformations congénitales.

L’organisation affirme également avoir recueilli des informations faisant état de mortalité animale et de poissons, ainsi que des échantillons de sols et d’eau qui auraient été envoyés à l’étranger pour analyse.

Ces déclarations restent toutefois à confirmer par des organismes sanitaires et scientifiques indépendants. Elles interviennent dans un pays où la guerre a fortement perturbé les systèmes de surveillance épidémiologique et l’accès aux soins.

Une situation sanitaire déjà très fragile

La situation sanitaire du Soudan est particulièrement préoccupante après plus de trois années de guerre. Médecins Sans Frontières souligne que les programmes de vaccination ont été perturbés et que les systèmes de surveillance des maladies se sont considérablement affaiblis, compliquant la détection rapide des épidémies. (Médecins Sans Frontières)

L’UNICEF a également fait état de plusieurs épidémies concomitantes au Soudan, notamment de choléra, de rougeole, de dengue et d’hépatite E, dans un contexte de faiblesse des services de santé et de mauvaises conditions d’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. (UNICEF)

À Tawila, où se concentrent des centaines de milliers de personnes déplacées, les pénuries d’eau et la faiblesse des infrastructures sanitaires accentuent ainsi les risques d’épidémies.

Washington maintient la pression

Les États-Unis ont, de leur côté, maintenu la pression sur les autorités soudanaises à la suite de leurs accusations d’utilisation d’armes chimiques. Washington demande notamment au Soudan de fournir des informations complètes sur son programme chimique et de permettre des opérations internationales de vérification.

Les autorités américaines soutiennent que leurs évaluations techniques ont conclu à l’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise en 2024 et à un non-respect de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques en 2025.

Dans ce contexte, la situation de Tawila illustre surtout l’ampleur de la crise humanitaire au Soudan : déplacement massif de populations, manque d’eau potable, insuffisance des soins et multiplication des maladies infectieuses. Les éventuels liens entre ces problèmes sanitaires et une exposition à des substances chimiques restent, eux, à établir par des investigations médicales et internationales indépendantes.

Sources : Darfur24, repris par Senego

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