🔴VIDÉO–« LE BÉTON NE PENSE PAS » : L’APPEL AU SURSAUT DE FARBA NGOM POUR RÉINVENTER L’AVENIR DE MATAM
L’heure n’est plus aux promesses sans lendemain ni aux constats fatalistes. Ce dimanche 9 août 2026, la Salle de l’unité africaine du CICES a été le théâtre d’un discours en rupture totale avec la rhétorique politique habituelle. Invité en tant que parrain de la Journée de l’Excellence et de l’insertion organisée par la Coordination Régionale des Étudiants de Matam (CREM), le Député-Maire des Agnam, Mouhamadou NGOM, dit Farba, a livré un plaidoyer vibrant pour la valorisation du capital humain. Devant une salle comble, composée d’étudiants, d’autorités administratives et de dignitaires, l’élu a appelé la jeunesse du Fouta à devenir le véritable moteur de la transformation économique locale.
Dès l’entame de son propos, le parrain a tenu à déconstruire les stéréotypes tenaces qui collent à sa région. Refusant la fatalité d’un territoire défini par son enclavement ou son taux d’émigration, il a dressé le portrait d’un Matam riche de sa vallée fertile, de son bassin d’élevage du Ferlo et de ses ressources minières. Mais plus que les richesses du sol, c’est la matière grise qui a retenu toute son attention.
« Pendant trop longtemps, on a parlé de Matam au passé, au conditionnel, ou à la plainte. […] Je récuse ce narratif. Matam n’est pas une périphérie. Matam est une frontière au sens noble : le lieu où le Sénégal commence, et non le lieu où il finit », a-t-il martelé, déclenchant l’approbation de l’assemblée.
Pour Mouhamadou Farba NGOM, le paradoxe d’une région naturellement riche mais statistiquement pauvre trouve son explication dans une erreur d’approche historique : le tout-infrastructure au détriment de la formation. Dans une formule choc qui restera sans doute comme le point d’orgue de cette journée, le Député-Maire a redéfini les priorités de l’action publique locale :
« Il n’y aura pas de transformation durable de nos territoires sans capital humain de qualité. Le béton ne pense pas. La route ne décide pas. Le lampadaire ne crée pas d’entreprise. Ce sont les compétences qui font les nations. »
S’adressant directement aux futurs diplômés, l’élu a fait preuve d’une lucidité rare concernant le marché de l’emploi. Loin de bercer son auditoire d’illusions sur un salariat garanti par l’obtention d’un parchemin, il a exhorté les étudiants à se muer en créateurs de valeur. Le territoire n’attend plus de simples titulaires, mais des experts ancrés dans les réalités locales : des agronomes maîtrisant la crue du fleuve, des ingénieurs pensant le solaire depuis Ranérou, ou encore des juristes capables de défendre les intérêts miniers de la région.
Joignant la théorie à la pratique, le parrain n’est pas venu les mains vides. Il a décliné une stratégie d’action en cinq axes majeurs, allant de la sécurisation des conditions de vie des étudiants à la création d’un incubateur de projets territoriaux, en passant par le renforcement de la coopération décentralisée avec le Val de Drôme pour favoriser la mobilité étudiante légale. Surtout, il a imposé une culture du résultat, s’engageant à revenir dans douze mois rendre compte des indicateurs de performance de ce programme. « Le pilotage sans reddition de comptes n’est que de la mise en scène », a-t-il souligné.
En guise de conclusion, Farba NGOMa lancé un triple appel à l’excellence, à l’audace et au retour intellectuel vers le bercail, invitant chaque jeune à garder « une adresse à Matam » quelle que soit sa trajectoire professionnelle.
« Ne négociez jamais à la baisse le niveau de vos exigences. Le Fouta n’a pas besoin de diplômés moyens ; il a besoin des meilleurs. La médiocrité est un luxe que les pauvres ne peuvent pas se payer. »
Un message de vérité et de responsabilité qui résonne désormais comme une feuille de route pour toute une génération appelée à bâtir un Matam qui ne sera plus défini comme une zone défavorisée, mais comme un véritable pôle d’excellence.
Retrouvez, sur la vidéo ci-dessous, l’intégralité du discours de l’honorable Député-Maire des Agnam.
