FIARA 2026 : À NOUAKCHOTT, UNE PREMIÈRE ÉDITION PLACÉE SOUS LE SIGNE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE, DE L’INVESTISSEMENT ET DE L’INNOVATION
Nouakchott, 19 septembre 2026
Du 17 au 19 septembre 2026, le Palais des Congrès de Nouakchott a accueilli la première édition du Forum International de l’Agriculture et des Ressources Africaines (FIARA 2026), placée sous le thème : « Nouvelles technologies, intelligence artificielle et Agritech : construire une nouvelle génération d’emplois agricoles pour les jeunes et les femmes en Afrique », avec pour slogan : « Cultiver l’intelligence & Transformer l’avenir ».
La cérémonie d’ouverture a marqué le lancement officiel du Forum, en présence de hautes personnalités du Gouvernement, de représentants des institutions nationales et internationales, des organisations du secteur agro-industriel, ainsi que de plusieurs partenaires techniques et institutionnels.
Les interventions ont mis en évidence l’importance stratégique de renforcer le positionnement de la Mauritanie dans les dynamiques agricoles régionales et internationales, en s’appuyant sur ses potentialités et sur le développement de chaînes de valeur créatrices de valeur et d’emplois.
Les échanges ont notamment fait ressortir plusieurs priorités : le développement des compétences et la formation d’une nouvelle génération d’agriculteurs, notamment parmi les jeunes et les femmes ; le renforcement de la production et de la transformation locales ; la consolidation de l’offre destinée au marché national ; ainsi que l’accompagnement des producteurs vers les marchés régionaux et internationaux, dans une logique de qualité, de compétitivité et de création de valeur.
Naturellement, les premiers échanges ont porté sur la souveraineté alimentaire, avec un focus sur les enjeux de production, de transformation et de valorisation des ressources agricoles.
Pendant trois jours, institutions publiques, organisations internationales, partenaires techniques et financiers, experts, entrepreneurs, startups, investisseurs, producteurs, femmes transformatrices et jeunes innovateurs se sont retrouvés autour d’une même préoccupation : comment mieux produire, transformer et valoriser les ressources africaines pour créer davantage de valeur, d’emplois et d’opportunités ?
Au-delà des échanges et des rencontres, cette première édition aura surtout permis de poser deux actes majeurs appelés à prolonger la dynamique du FIARA au-delà de Nouakchott. Il s’agit du Pacte FIARA – Déclaration de Nouakchott et du Collège des investisseurs.
1. Le Pacte FIARA – Déclaration de Nouakchott : faire de la souveraineté alimentaire un engagement collectif
A initiative d’Aïcha Salem BABY, Présidente Fondatrice du FIARA, le Pacte porte une ambition ; celle de faire de la souveraineté alimentaire africaine un engagement collectif, fondé sur la production, l’innovation, l’investissement et l’intelligence collective. Lancé à Nouakchott, le Pacte sera construit durant six mois avec les forces vives des filières : producteurs, acteurs des chaînes de valeur, chercheurs, entrepreneurs, investisseurs, institutions et société civile. Cette phase de construction doit permettre de faire émerger une vision partagée et des engagements concrets autour des grands enjeux de l’agriculture et des ressources africaines, avant que le Pacte ne soit progressivement porté aux niveaux sous-régional, continental et international, auprès des autorités capables de soutenir et de porter ce plaidoyer.
Le Pacte FIARA entend ainsi dépasser le cadre d’une déclaration ponctuelle pour engager un processus collectif, destiné à rassembler les volontés, les compétences, les moyens et les responsabilités nécessaires à la construction d’une souveraineté alimentaire africaine durable.

2. Le Collège des investisseurs : Connecter les projets des investisseurs et des bailleurs
Ce fut le deuxième temps fort de cette première édition, le Collège des investisseurs a constitué un espace inédit de dialogue entre porteurs de projets, investisseurs, institutions financières et partenaires du développement.
Dans ce cadre, plusieurs projets provenant notamment de la Mauritanie, du Sénégal, du Tchad, du Royaume-Uni et du Programme Alimentaire Mondial ont été présentés.
D’autres projets portés par des promoteurs gabonais et béninois vont également être intégrés au dispositif. L’objectif du Collège étant de créer une passerelle entre les projets agricoles et agro-industriels et les acteurs susceptibles de les accompagner. Il repose sur un travail d’écoute, d’analyse, de structuration, d’orientation et de mise en relation, afin de rapprocher chaque projet des investisseurs, bailleurs ou institutions correspondant à sa nature et à ses besoins.
Pour rappel, le FIARA ne se substitue ni aux investisseurs ni aux institutions financières. Il entend en revanche faciliter le dialogue, renforcer la lisibilité des projets et orienter les porteurs vers les interlocuteurs pertinents.
Cette première expérience ouvre ainsi la voie à un dispositif appelé à être consolidé dans la durée, avec l’ambition de faire du FIARA un espace où les projets ne viennent pas seulement être présentés, mais peuvent également trouver les connexions et orientations nécessaires à leur développement.

*Une première journée consacrée à la souveraineté alimentaire et à l’innovation*
La cérémonie d’ouverture a marqué le lancement officiel du Forum, avec la participation de hautes personnalités du gouvernement, ainsi que de nombreuses organisations nationales et internationales du secteur agro-industriel et de plusieurs partenaires engagés aux côtés de l’initiative.
Les échanges ont mis en évidence l’urgence de renforcer la place de la Mauritanie dans les dynamiques agricoles régionales et internationales, en agissant simultanément sur la production, la formation, la transformation locale, l’accès au marché et la qualité des produits.
Une attention particulière a été accordée à la nécessité de créer et de former une nouvelle génération d’agriculteurs, notamment jeunes et femmes, capables de répondre aux besoins du marché mauritanien tout en se positionnant progressivement sur les marchés internationaux.
Le premier panel a porté sur la souveraineté alimentaire, avec un focus sur la production, la transformation et la valorisation des ressources agricoles.
Le deuxième panel a été consacré à l’intelligence artificielle, aux nouvelles technologies et à l’agriculture, mettant notamment en lumière les perspectives offertes par les solutions numériques, les drones, les énergies renouvelables et les plateformes digitales.
La journée s’est également poursuivie avec des rencontres professionnelles et la visite du Village d’exposition, consacré à la transformation et à l’innovation. De nombreux jeunes entrepreneurs y ont présenté des produits et solutions issus notamment de l’agriculture, de la transformation alimentaire, des cosmétiques et des technologies digitales.
Un troisième panel consacré aux financements et mécanismes de financement au service du développement agricole est venu compléter cette première journée.
*Une deuxième journée consacrée à la transformation, à l’emploi et à la coopération*
La deuxième journée a porté sur trois grandes thématiques : l’industrialisation et la transformation des ressources africaines, la jeunesse et l’emploi, ainsi que la coopération pour le développement agricole.
Les échanges ont notamment souligné la nécessité de renforcer les capacités de transformation locale, de développer les compétences et de créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement.
La place des jeunes et des femmes dans la transformation des systèmes agricoles africains a également occupé une place importante dans les discussions.
C’est au cours de cette deuxième journée que s’est tenu le Collège des investisseurs, l’un des deux grands temps forts de cette première édition.
La journée a également été marquée par plusieurs signatures de partenariats, parmi lesquelles :
× un partenariat entre Sahelia Hub et l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) du Sénégal ;
× une collaboration entre Sahelia Hub et Belle Sans Maquillage (BSM) autour de la formation et du développement d’activités au Sénégal ;
× un accord entre le Comité d’organisation du FIARA et le Fonds de Garantie, dans le cadre de l’accompagnement de cette édition.
*Une mobilisation institutionnelle et internationale*
Cette première édition a bénéficié de l’accompagnement de plusieurs institutions et partenaires, notamment le Ministère de l’Agriculture de Mauritanie, l’Union européenne à travers Enabel, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), la FAO, le PNUD, le GRET, la Chambre de Commerce, Financial Afrik, le Fonds de Garantie, ainsi que plusieurs autres partenaires techniques, institutionnels et privés.
Le Forum a également réuni des experts et acteurs venus de plusieurs pays africains et d’autres horizons, confirmant sa vocation internationale.
*Une troisième journée tournée vers la transmission et les compétences*
La dernière journée du FIARA a été consacrée à des masterclasses et ateliers pratiques, notamment autour de la transformation des ressources, de l’agriculture moderne, des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, du marketing et de l’entrepreneuriat.
Ces sessions ont permis aux participants, particulièrement aux jeunes et aux femmes, d’acquérir des connaissances pratiques et d’explorer de nouvelles possibilités de formation, d’entrepreneuriat et d’emploi dans les secteurs agricoles et technologiques.
*De Nouakchott à une dynamique africaine*
La première édition du FIARA aura ainsi permis de réunir les acteurs, de confronter les expériences et de faire émerger des initiatives concrètes. Mais surtout, deux dynamiques sont désormais engagées.
Avec le Pacte FIARA – Déclaration de Nouakchott, un processus de construction collective est lancé pour faire de la souveraineté alimentaire africaine une ambition partagée et progressivement portée aux niveaux sous-régional, continental et international.
Avec le Collège des investisseurs, le FIARA pose les bases d’un mécanisme destiné à rapprocher les projets agricoles et agro-industriels des investisseurs, bailleurs et institutions susceptibles de les accompagner.
Deux initiatives qui donnent au FIARA une vocation qui dépasse la tenue d’un rendez-vous annuel : créer dans la durée des passerelles entre vision, compétences, projets, investissements et action collective.
Le Comité d’organisation remercie chaleureusement l’ensemble des institutions, partenaires, experts, intervenants, exposants, bénévoles, équipes techniques, médias et participants qui ont contribué au succès de cette première édition.
*FIARA 2026 :* Cultiver l’intelligence. Transformer l’avenir.
*Contact presse :*
Aïcha Salem Baby
Présidente du Comité d’organisation
Appel direct & WhatsApp : +222 41 31 01 74
fiara.infoline@gmail.com
