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🔴VIDÉO–PRÉVENTION DES VBG : LA DEEG MOBILISE LES ÉTUDIANTS DE L’UCAD POUR LA SÉCURITÉ ET LA PROTECTION DES FEMMES

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Les crises, les conflits et les situations d’instabilité constituent des terreaux où les femmes et les filles se retrouvent tragiquement exposées aux violences basées sur le genre (VBG). Ces exactions, qu’elles soient de nature sexuelle, psychologique, économique ou physique, représentent une violation flagrante des droits humains. Elles compromettent gravement la participation des femmes aux processus vitaux de développement socio-économique, de consolidation de la paix et d’édification d’une résilience communautaire. Face à cette réalité, le Sénégal, bien que jouissant d’une relative stabilité, reste attentif aux défis de la sous-région, aux déplacements de populations et aux tensions internes qui exigent des mesures préventives institutionnelles robustes.

C’est pour répondre à cette urgence que la bibliothèque universitaire de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) a abrité, ce vendredi 14 août 2026, un atelier stratégique de sensibilisation. Portée par le Ministère de la Famille, de l’Action Sociale et des Solidarités à travers la Direction Nationale de l’Équité et de l’Égalité de Genre (DEEG), en collaboration avec ONU Femmes et le club CEDEAO de l’UCAD, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à l’Élimination des Violences faites aux femmes perspectives d’autonomisation-Kaarangué ». Le thème retenu, axé sur la sécurité des femmes et leur protection contre les VBG y compris en situation de crises et de conflits, traduit la volonté de doter la jeunesse estudiantine des outils nécessaires pour prévenir ce fléau.

Les données statistiques soulignent la nécessité d’une réponse structurelle. Selon l’enquête nationale de référence réalisée en 2023 par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), 31,9 % des femmes âgées de 15 ans et plus ont déclaré avoir subi une forme de violence au cours des douze derniers mois. L’espace universitaire n’échappe pas à cette dynamique. Il se transforme parfois en un cadre de transposition de ces violences, particulièrement lors de mouvements de grève, d’élections de représentativité, de tensions liées aux bourses ou d’activités socioculturelles.

Face à soixante-quinze participants issus des cercles académiques, des institutions étatiques et des partenaires techniques, l’objectif central était d’informer sur les formes de VBG, de vulgariser les instruments juridiques de protection et de faire comprendre les mécanismes d’orientation des survivantes. À terme, cette démarche vise à identifier un réseau d’ambassadeurs étudiants qui poursuivront le plaidoyer au sein des campus.

L’implication de la DEEG dans cette sphère académique relève d’une approche ciblée et réfléchie. Astou Diouf GUÈYE, Directrice nationale de l’Équité et de l’Égalité de Genre, a expliqué la légitimité de cette intervention au cœur de l’université. « Nous avons pensé à organiser une telle activité à l’intérieur de l’université parce que nous sommes de cette université, nous sommes un produit de l’Université Cheikh Anta DIOP », a-t-elle précisé. Déclinant la vision de son institution, elle a ajouté : « Nous sommes restés connectés après les études à l’université et nous savons ce qui s’y passe. À notre sens, en tant qu’agents de l’État, nous devons d’abord penser collectivement à réaliser cette politique. »

La Directrice a particulièrement mis en exergue la responsabilité des acteurs académiques : « Mais nous voulons également que l’université joue davantage son rôle de service à la communauté à travers les professeurs, mais aussi les étudiants qui, à notre sens, sont les acteurs de premier plan qu’il faudrait engager dans la pacification collective de l’espace universitaire, mais aussi les impliquer activement dans la prévention et la réponse à la violence dans notre pays. »

Cette démarche institutionnelle a trouvé une pleine adhésion auprès des instances dirigeantes de l’UCAD, résolues à consolider cette synergie. Représentant le Recteur de l’institution, le Professeur Alioune Badara KANDJI, Amy Kébé MANÉ, enseignante-chercheure et Directrice de l’inclusion, du bien-être et du développement humain, a réaffirmé l’engagement de l’université dans cette lutte continue. « L’apport du rectorat c’est vraiment magnifier d’abord, cette initiative qui est portée par la DEEG et en collaboration avec ONU Femmes pour la journée sensibilisation sur les VBG », a-t-elle souligné.

Elle a ensuite mis en évidence les réformes internes de l’université visant à mieux encadrer ces problématiques, en déclarant : « Pour le recteur, c’est vraiment une initiative à magnifier, à saluer. Cette initiative est une initiative qui lui tient à cœur. C’est pourquoi le recteur a érigé il n’y a quelques mois la direction de l’inclusion, du bien-être et du développement pour accompagner et même travailler en synergie avec des acteurs et actrices qui mènent des initiatives pareilles. »

À travers la constitution future de clubs d’étudiants engagés, les pouvoirs publics et le monde académique mutualisent ainsi leurs forces pour asseoir un environnement protecteur, faisant de la jeunesse universitaire un relais indispensable pour la prévention des violences et la promotion des droits humains.

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