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SENELEC-AKILEE : L’ALERTE ROUGE DES CADRES FACE AU PÉRIL DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL 

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La gouvernance des entreprises publiques sénégalaises traverse une zone de turbulences inédite, cristallisée autour d’un dossier aux répercussions systémiques : le Protocole d’Accord Transactionnel liant Senelec à la société Akilee. Alors que les négociations et les arbitrages institutionnels se multiplient, la voix des travailleurs retentit avec une gravité singulière pour secouer les consciences. 

À travers une sortie vigoureuse, le secrétaire général de la Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec, est monté au créneau pour dénoncer un texte qu’il qualifie sans équivoque de « véritable source de danger public ». Cette opposition frontale ne relève pas d’une simple fronde syndicale corporatiste, mais bien d’un cri d’alarme patriotique mû par la défense intransigeante du patrimoine énergétique national et de la souveraineté financière de l’État.

Pour tout juriste avisé, la menace est une évidence absolue et le constat partagé : les clauses telles que rédigées dans ce protocole compromettent dangereusement la maîtrise des ressources financières de la société d’électricité ainsi que l’équilibre fondamental des droits des parties. La question de la pérennité économique de Senelec se trouve ainsi posée avec une acuité redoutable, dans un contexte où chaque décision engage l’avenir énergétique des générations futures.

En première ligne de cette contestation, Serge Louis Déthié CISSÉ, Secrétaire Général du Syndicat des Cadres de Senelec, ne mâche pas ses mots pour souligner la gravité de la situation et interpeller directement la gouvernance de l’entreprise. Mettant en exergue les dérives structurelles et éthiques de ce projet de contrat, il avertit : « Le Protocole d’Accord Transactionnel entre Senelec et Akilee est une véritable source de danger public car comportant des risques majeurs pour l’intérêt général. Ses clauses telles que rédigées compromettent la maîtrise des ressources financières de Senelec et l’équilibre des droits des parties. » 

Cette citation percutante résume à elle seule la quintessence du combat mené par les syndicalistes, qui rappellent avec force que le contrat en gestation est en total déphasage avec au moins une des cinq composantes de l’ordre public. Face à ce péril imminent, l’appel pressant formulé par le Secrétaire Général cible directement le Conseil d’Administration et la Direction Générale, les exhortant à faire preuve d’une vigilance absolue qui doit impérativement se traduire par un refus catégorique de signer le document en l’état.

Pour Serge Louis Déthié CISSÉ et ses confrères, il est urgent de prémunir le Sénégal contre des engagements lourds de conséquences en fixant « le ton éthique et organisationnel qui assurent, à Senelec, les transformations nécessaires à la pérennité de son modèle économique ». 

L’enjeu dépasse largement le cadre des relations professionnelles internes ; il s’agit d’un impératif de préservation des biens publics et de respect des valeurs cardinales de l’entreprise. En exhortant l’ensemble des collaborateurs à ne ménager aucun effort pour sensibiliser sans relâche la Direction Générale à la prudence, la structure syndicale rappelle que le temps de l’action n’est pas encore révolu. Le sursaut salvateur est encore possible si les autorités compétentes mesurent la portée exacte des risques encourus. En somme, ce bras de fer autour du dossier Senelec-Akilee agit comme un révélateur des exigences contemporaines en matière de transparence, de bonne gouvernance et de protection de l’intérêt général au Sénégal. Les prochains jours diront si la sagesse institutionnelle et l’écoute des forces vives de l’entreprise publique l’emporteront sur la précipitation contractuelle.

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