L’IPMS DE L’UCAD EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LES CANCERS : LA PRÉVENTION, SEULE ARME POUR SAUVER DES VIES
Face à la menace grandissante des cancers gynéco-mammaires, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ne se contente plus de dispenser du savoir, elle prend le taureau par les cornes pour préserver la vie de sa communauté et des populations environnantes. À l’occasion de la troisième édition des Journées Octobre Rose, l’Institut de Prévoyance Médico-Sociale (IPMS) a transformé ses locaux en un véritable sanctuaire de santé publique. À la tête de ce combat vital, une voix scientifique incarnée et engagée, celle du Professeur Nafisatou Oumar TOURÉ. Directrice de l’IPMS et figure éminente du paysage médical sénégalais, elle apporte à cette cause une crédibilité incontestable et une vision stratégique guidée par l’urgence d’agir vite.
Les 13 et 14 octobre, l’IPMS déploie un dispositif impressionnant alliant dépistage gratuit par mammographie, échographie mammaire et frottis, mais aussi vaccination HPV pour les jeunes filles de 9 à 14 ans, planification familiale et sensibilisation ciblée. Derrière cette logistique rigoureuse réside une conviction profonde, martelée par le Professeur TOURÉ. Elle rappelle avec force l’ancrage institutionnel de cette initiative qui dépasse désormais le simple cadre universitaire : « C’est la troisième fois que l’IPMS l’organise et ce sont des activités importantes pour la communauté universitaire déjà, mais également pour toute la communauté sénégalaise environnante. » Loin d’être un événement isolé, cette mobilisation s’inscrit pleinement dans l’effort national de lutte contre le cancer, affirmant le rôle central de l’UCAD comme pilier du bien-être social.
L’engouement croissant constaté d’année en année témoigne de la prise de conscience collective, portée par le leadership rassurant du Professeur TOURÉ. Attendant plus de deux cents personnes pour cette édition, elle souligne l’importance décisive de l’intervention précoce et de l’immunisation des plus jeunes face au papillomavirus. L’objectif scientifique et humain est clair : intercepter la maladie avant qu’elle ne devienne fatale. Avec une clarté pédagogique saisissante, la directrice de l’IPMS résume le cœur de sa mission : « L’objectif, c’est de dépister rapidement, de donner les informations, mais quand on reçoit un cas, de pouvoir le prendre en charge à temps parce que ce sont des cancers qui peuvent être guéris. »
Pourtant, au-delà de la prouesse médicale, la vision du Professeur Nafisatou Oumar TOURÉ intègre une dimension économique et sociale fondamentale. Si la prévention est érigée en priorité absolue, c’est qu’elle constitue le seul rempart efficace contre les ravages financiers subis par les familles. L’analyse du Professeur TOURÉ est à ce titre sans concession, traduisant une profonde empathie pour les réalités du terrain : « Nous savons quel est le coût de ces prises en charge, l’impact sur le plan coût financier, mais également l’impact sur le plan psychosocial et familial. Donc, si on prévient et qu’on arrive à réduire le nombre de cas de cancers à dépister précocement, il y aura forcément un impact pour la famille, un impact psychosocial, mais également un impact sur le plan financier. Il est extrêmement important de mettre l’accent sur la prévention, sachant que le Sénégalais lambda n’a pas forcément de gros moyens pour certaines prises en charge. »
En positionnant l’IPMS au cœur de cette bataille humanitaire, le Professeur Nafisatou Oumar TOURÉ démontre que la médecine universitaire peut transformer la société. À travers son plaidoyer vibrant, elle rappelle que face au cancer, chaque diagnostic précoce est une victoire sur la fatalité, et que la prévention reste, plus que jamais, le plus court chemin vers la vie.
