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🔴VIDÉO–MOMAR NDIAYE, PRÉSIDENT DU PARTI ANSAR : « JE N’AI RIEN CONTRE ABASS FALL, MAIS IL N’A PAS LE PROFIL D’UN MAIRE DE LA VILLE DE DAKAR. DJAMIL SANÉ AUSSI… »

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Ce jeudi 13 août 2026, la commune des Parcelles Assainies s’est imposée comme l’épicentre d’une dynamique citoyenne et politique d’envergure, marquant un tournant décisif dans l’approche du développement local au Sénégal. Loin des simples promesses électorales qui saturent souvent l’espace public, le parti ANSAR (And Samm Réwmi) a choisi la voie de l’action concrète. Au Foyer Cheikh Demba DIA, la formation politique a organisé une vaste cérémonie de remise d’attestations à de nombreuses coopératives. Mais au-delà de cette forte mobilisation sociale portée par les femmes et les artisans, c’est le discours sans concession de son président, Momar NDIAYE, qui a véritablement capté l’attention. Leader pragmatique et observateur affûté de la scène politique, il a profité de cette tribune pour lier habilement son engagement sur le terrain à une critique cinglante de la gestion municipale actuelle, pointant du doigt les failles du système de désignation des maires.

L’événement, savamment orchestré par Madame Mbaye Aïssatou BARRY, Spécialiste en mise en place de coopératives et Coordinatrice Nationale des Femmes du parti ANSAR, s’inscrivait dans un programme ambitieux d’autonomisation. L’objectif est clair : sortir les populations marginalisées de la précarité foncière. Ce sont ainsi plus d’une quarantaine de coopératives qui ont été officiellement reconnues, regroupant des centaines de bénéficiaires issus des couches les plus fragiles, notamment les Badiénou Gox, les veuves, les artisans et les marchands ambulants. En remettant ces attestations, le leader du parti a tenu à rappeler la genèse de cet engagement profond. « Les couches vulnérables peinent à avoir accès au logement et nous, en tant que leader de parti politique, en tant qu’administrateur, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour essayer de sensibiliser les populations, les aider aussi à se formaliser », a fermement déclaré le président Momar NDIAYE, soulignant la volonté de sa formation d’accompagner ces citoyens jusqu’à l’acquisition d’assiettes foncières viabilisées.

Cependant, cette démarche d’autonomisation communautaire ne saurait masquer les ambitions politiques légitimes de son initiateur, ni son regard acéré sur la gouvernance locale. Faisant valoir l’ancrage indéniable de son parti aux Parcelles Assainies et son soutien indéfectible au chef de l’État à travers la coalition Diomaye Président, Momar NDIAYE s’est positionné pour la mairie des Parcelles Assainies tout en s’en remettant avec sagesse à l’arbitrage présidentiel. Mais c’est en analysant le bilan de la décentralisation qu’il a livré son diagnostic le plus percutant. Pour lui, les actes successifs de la décentralisation échouent à se faire ressentir à la base, gangrenés par un mal profond : le clientélisme au détriment de la compétence. « On ne sent pas réellement les réformes que l’État est en train de faire au niveau local parce que, encore une fois, le choix des élus est biaisé depuis le début », a-t-il asséné avec une conviction inébranlable.

Poursuivant sa logique implacable, le président d’ANSAR qui n’a jamais fait mystère de son ambition de se porter candidat à la mairie de la ville de Dakar n’a pas hésité à citer des exemples précis, ciblant directement des figures de la mouvance politique actuelle. « Je n’ai rien contre Abass FALL, mais il n’a pas le profil d’un maire de la ville de Dakar, ça on peut le dire. Djamil SANÉ aussi, la même chose », a-t-il affirmé sans détour. La véritable charge vise cependant le phénomène d’élection par procuration, qu’il juge délétère pour le développement des territoires. Avec un courage politique rare, il s’est attaqué au mythe de l’homme providentiel faiseur de rois : « Aujourd’hui, ce n’est pas parce que Ousmane SONKO porte son parti et a une aura que les gens doivent voter systématiquement pour un candidat qu’il a désigné, même si ce dernier n’a ni les compétences ni la capacité pour diriger une commune. »

Ce constat amer, il l’étend sans filtre à l’ensemble des mairies remportées par le biais de PASTEF et de Yewwi Askan Wi, dénonçant un manque flagrant d’aptitudes chez ces édiles à gérer la chose publique. En définitive, le plaidoyer livré depuis les Parcelles Assainies est un appel urgent à la méritocratie et à la responsabilité électorale.

Sa conclusion résonne aujourd’hui comme une véritable feuille de route pour les prochaines joutes électorales : « Il faudrait encore une fois mettre le curseur sur les gens, sur les personnes qui ont des compétences pour pouvoir développer les communes. » Un message puissant, qui replace définitivement l’expertise, l’action sociale et la vérité au cÅ“ur du jeu politique sénégalais.

Découvrez, sur la vidéo ci-dessous, la cinglante déclaration du président Momar NDIAYE.

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