Ads 1

🔮VIDÉO–LUTTE CONTRE LE FLÉAU SILENCIEUX DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES : ABASS FALL LANCE UNE GRANDE OFFENSIVE SANITAIRE POUR LA VILLE DE DAKAR 

0 84

Ce jeudi 3 septembre 2026, Ă  l’HĂŽtel Terrou-Bi, s’est tenu un atelier stratĂ©gique de mise Ă  niveau du Conseil municipal consacrĂ© aux maladies non transmissibles liĂ©es Ă  l’alimentation et Ă  l’étiquetage des denrĂ©es. PrĂ©sidĂ©e par le Ministre de la SantĂ© et de l’HygiĂšne publique lui-mĂȘme, la cĂ©rĂ©monie d’ouverture a Ă©tĂ© marquĂ©e par une intervention de trĂšs haute portĂ©e du maire de la Ville de Dakar, Abass FALL. En prĂ©sence du PrĂ©fet du dĂ©partement, d’Ă©minents professeurs de mĂ©decine et des partenaires internationaux de Bloomberg Philanthropies et de Vital StratĂ©gies, l’Ă©dile de la capitale a dĂ©voilĂ© un tableau clinique alarmant de la situation sanitaire dakaroise. Loin des discours protocolaires de circonstance, le premier magistrat de la ville a tenu Ă  confronter directement les Ă©lus locaux Ă  la gravitĂ© d’une urgence de santĂ© publique qui dĂ©cime la population dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale. Plaçant la santĂ© au cƓur de l’action municipale, il a dĂ©clinĂ© une sĂ©rie de mesures infrastructurelles et rĂ©glementaires fortes, visant notamment Ă  assainir l’environnement alimentaire scolaire, tout en appelant les conseillers Ă  s’armer de connaissances scientifiques pour prendre des dĂ©cisions politiques Ă©clairĂ©es.

D’emblĂ©e, le maire a tenu Ă  marquer la diffĂ©rence fondamentale entre les crises sanitaires largement mĂ©diatisĂ©es et le flĂ©au insidieux qui frappe actuellement le pays. « Nous avons appris Ă  reconnaĂźtre les Ă©pidĂ©mies au bruit qu’elles font, et sans doute, Ă  la forte mĂ©diatisation initiĂ©e par les acteurs de la santĂ© pour peaufiner les stratĂ©gies de lutte : les sirĂšnes, les cordons sanitaires et les communiquĂ©s du soir rythment notre quotidien. Les maladies dont il est question au cours de cet atelier ne font, semble-t-il, aucun bruit : elles ne permettent pas de fermer les frontiĂšres et n’interrompent aucune classe », a soulignĂ© Abass FALL.

Pourtant, la rĂ©alitĂ© des chiffres est implacable. Au SĂ©nĂ©gal, les pathologies telles que l’hypertension artĂ©rielle, le diabĂšte, l’insuffisance rĂ©nale et les cancers emportent aujourd’hui plus d’un dĂ©cĂšs sur deux. S’appuyant sur des donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques locales, le maire a mis en exergue une statistique effarante concernant spĂ©cifiquement la capitale : « Sur 100 Dakarois hypertendus, moins de 30 savent qu’ils le sont ; 16 sont traitĂ©s ; et 05 seulement ont une tension maĂźtrisĂ©e. Autrement dit : plus de 95% des hypertendus de notre ville portent en eux, sans le savoir, une maladie qui, jour aprĂšs jour et sans douleur, affecte leur organisme. »

Face Ă  de telles statistiques, qualifiĂ©es de palpitantes et alarmantes, l’autoritĂ© municipale a rĂ©affirmĂ© que la santĂ©, compĂ©tence transfĂ©rĂ©e par le Code gĂ©nĂ©ral des CollectivitĂ©s territoriales, demeure une prioritĂ© absolue. La Ville de Dakar a ainsi engagĂ© de vastes chantiers pour renforcer le plateau mĂ©dical urbain. Cela se traduit par la construction d’un pĂŽle mĂšre-enfant et d’un pĂŽle d’imagerie dotĂ© d’une IRM Ă  l’HĂŽpital Abass NDAO, ainsi que par l’Ă©rection d’un Service d’Accueil des Urgences (SAU) de rĂ©fĂ©rence Ă  l’Institut d’HygiĂšne Social. L’ambition municipale franchit un nouveau cap avec la rĂ©alisation en cours d’un hĂŽpital de niveau 3 aux Parcelles assainies, un projet menĂ© en Ă©troite synergie avec les services du MinistĂšre de la SantĂ©. Mais c’est sur la prise en charge de l’insuffisance rĂ©nale que les rĂ©sultats de l’administration municipale sont les plus fulgurants. Évoquant le Centre d’hĂ©modialyse Khalifa Ababacar SALL de LibertĂ© 6, Abass FALL a affichĂ© un bilan sans appel : « Le centre d’hĂ©modialyse, ouvert par la Ville de Dakar, prenait en charge Ă  son dĂ©marrage trente-sept patients dialysĂ©s. À l’heure actuelle, il en prend quatre-vingt-cinq, soit 48 patients de plus. Nous avons, en quelques mois d’exercice, plus que doublĂ© la capacitĂ© effective de ce centre. La Ville de Dakar, sous ma responsabilitĂ©, ne compte pas s’arrĂȘter en si bon chemin ! Notre objectif est de porter la capacitĂ© de prise en charge des patients dialysĂ©s Ă  150, soit 4 fois l’effectif du 1er jour, dans un an. »

Au-delĂ  de la prise en charge mĂ©dicale, la vĂ©ritable bataille engagĂ©e par la municipalitĂ© est celle de la prĂ©vention, particuliĂšrement au sein du rĂ©seau d’initiative internationale Partnership for Healthy Cities. Constatant que les habitudes alimentaires se forgent dĂšs le plus jeune Ăąge, la Ville de Dakar a dĂ©cidĂ© de cibler prioritairement les Ă©tablissements scolaires. S’insurgeant contre l’anarchie commerciale qui prĂ©vaut aux abords des Ă©coles, le maire a interpellĂ© son auditoire : « Que rĂ©vĂ©lons-nous de l’ñme de notre ville lorsque nous laissons prospĂ©rer, devant les grilles de nos Ă©coles, un commerce dont nul ne connaĂźt la composition ? »

S’appuyant sur les rĂ©centes directives de l’Organisation mondiale de la SantĂ©, il a dĂ©plorĂ© que si 104 États disposent d’une politique alimentaire scolaire, seuls 48 encadrent rĂ©ellement le marketing des produits riches en sucre, en sel ou en matiĂšres grasses. « Donc 104 en parlent et 48 agissent. Je veux que Dakar soit de ceux qui agissent », a-t-il martelĂ© avec fermetĂ©. Pour matĂ©rialiser cet engagement, la municipalitĂ©, en concertation avec les maires de communes et le PrĂ©fet, va imposer une rĂ©glementation stricte sur l’Ă©tiquetage des denrĂ©es alimentaires. Pour l’Ă©dile, la dĂ©marche est Ă©minemment citoyenne : « Une Ă©tiquette, ce n’est rien d’autre que cela : le partage de l’information de celui qui produit vers celui qui consomme. C’est rendre Ă  la mĂšre de famille dakaroise le pouvoir de dĂ©cider en connaissance de cause. »

En clĂŽturant son discours durant cette rencontre de haut niveau, le maire de la Ville de Dakar a rappelĂ© que l’action politique ne peut ĂȘtre efficace si elle ne s’appuie pas sur le savoir et l’expertise. Conviant les conseillers municipaux Ă  tirer pleinement profit des enseignements des professeurs prĂ©sents, Abass FALL a invoquĂ© la mĂ©moire de l’illustre savant Cheikh Anta Diop pour galvaniser son Ă©quipe municipale : « Armez-vous de science jusqu’aux dents. Un conseil qui dĂ©libĂšre sans savoir est tentĂ© de voter au hasard ; un conseil qui sait dĂ©cide. Que cette journĂ©e soit, pour chacun de nous, un armement. » Par ce discours rĂ©solument tournĂ© vers l’action et l’anticipation, la municipalitĂ© de Dakar dĂ©montre sa volontĂ© de se positionner en bouclier sanitaire pour ses administrĂ©s, transformant la gouvernance locale en un vĂ©ritable outil de salut public.

Retrouvez sur la vidĂ©o ci-dessous, les rĂ©actions du maire de Dakar et du ministre de la SantĂ© et de l’HygiĂšne publique.

Laisser un commentaire