🔴VIDÉO–LUTTE CONTRE LE FLÉAU SILENCIEUX DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES : ABASS FALL LANCE UNE GRANDE OFFENSIVE SANITAIRE POUR LA VILLE DE DAKAR 

Ce jeudi 3 septembre 2026, à l’Hôtel Terrou-Bi, s’est tenu un atelier stratégique de mise à niveau du Conseil municipal consacré aux maladies non transmissibles liées à l’alimentation et à l’étiquetage des denrées. Présidée par le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique lui-même, la cérémonie d’ouverture a été marquée par une intervention de très haute portée du maire de la Ville de Dakar, Abass FALL. En présence du Préfet du département, d’éminents professeurs de médecine et des partenaires internationaux de Bloomberg Philanthropies et de Vital Stratégies, l’édile de la capitale a dévoilé un tableau clinique alarmant de la situation sanitaire dakaroise. Loin des discours protocolaires de circonstance, le premier magistrat de la ville a tenu à confronter directement les élus locaux à la gravité d’une urgence de santé publique qui décime la population dans l’indifférence générale. Plaçant la santé au cœur de l’action municipale, il a décliné une série de mesures infrastructurelles et réglementaires fortes, visant notamment à assainir l’environnement alimentaire scolaire, tout en appelant les conseillers à s’armer de connaissances scientifiques pour prendre des décisions politiques éclairées.

D’emblée, le maire a tenu à marquer la différence fondamentale entre les crises sanitaires largement médiatisées et le fléau insidieux qui frappe actuellement le pays. « Nous avons appris à reconnaître les épidémies au bruit qu’elles font, et sans doute, à la forte médiatisation initiée par les acteurs de la santé pour peaufiner les stratégies de lutte : les sirènes, les cordons sanitaires et les communiqués du soir rythment notre quotidien. Les maladies dont il est question au cours de cet atelier ne font, semble-t-il, aucun bruit : elles ne permettent pas de fermer les frontières et n’interrompent aucune classe », a souligné Abass FALL.

Pourtant, la réalité des chiffres est implacable. Au Sénégal, les pathologies telles que l’hypertension artérielle, le diabète, l’insuffisance rénale et les cancers emportent aujourd’hui plus d’un décès sur deux. S’appuyant sur des données épidémiologiques locales, le maire a mis en exergue une statistique effarante concernant spécifiquement la capitale : « Sur 100 Dakarois hypertendus, moins de 30 savent qu’ils le sont ; 16 sont traités ; et 05 seulement ont une tension maîtrisée. Autrement dit : plus de 95% des hypertendus de notre ville portent en eux, sans le savoir, une maladie qui, jour après jour et sans douleur, affecte leur organisme. »

Face à de telles statistiques, qualifiées de palpitantes et alarmantes, l’autorité municipale a réaffirmé que la santé, compétence transférée par le Code général des Collectivités territoriales, demeure une priorité absolue. La Ville de Dakar a ainsi engagé de vastes chantiers pour renforcer le plateau médical urbain. Cela se traduit par la construction d’un pôle mère-enfant et d’un pôle d’imagerie doté d’une IRM à l’Hôpital Abass NDAO, ainsi que par l’érection d’un Service d’Accueil des Urgences (SAU) de référence à l’Institut d’Hygiène Social. L’ambition municipale franchit un nouveau cap avec la réalisation en cours d’un hôpital de niveau 3 aux Parcelles assainies, un projet mené en étroite synergie avec les services du Ministère de la Santé. Mais c’est sur la prise en charge de l’insuffisance rénale que les résultats de l’administration municipale sont les plus fulgurants. Évoquant le Centre d’hémodialyse Khalifa Ababacar SALL de Liberté 6, Abass FALL a affiché un bilan sans appel : « Le centre d’hémodialyse, ouvert par la Ville de Dakar, prenait en charge à son démarrage trente-sept patients dialysés. À l’heure actuelle, il en prend quatre-vingt-cinq, soit 48 patients de plus. Nous avons, en quelques mois d’exercice, plus que doublé la capacité effective de ce centre. La Ville de Dakar, sous ma responsabilité, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ! Notre objectif est de porter la capacité de prise en charge des patients dialysés à 150, soit 4 fois l’effectif du 1er jour, dans un an. »

Au-delà de la prise en charge médicale, la véritable bataille engagée par la municipalité est celle de la prévention, particulièrement au sein du réseau d’initiative internationale Partnership for Healthy Cities. Constatant que les habitudes alimentaires se forgent dès le plus jeune âge, la Ville de Dakar a décidé de cibler prioritairement les établissements scolaires. S’insurgeant contre l’anarchie commerciale qui prévaut aux abords des écoles, le maire a interpellé son auditoire : « Que révélons-nous de l’âme de notre ville lorsque nous laissons prospérer, devant les grilles de nos écoles, un commerce dont nul ne connaît la composition ? »

S’appuyant sur les récentes directives de l’Organisation mondiale de la Santé, il a déploré que si 104 États disposent d’une politique alimentaire scolaire, seuls 48 encadrent réellement le marketing des produits riches en sucre, en sel ou en matières grasses. « Donc 104 en parlent et 48 agissent. Je veux que Dakar soit de ceux qui agissent », a-t-il martelé avec fermeté. Pour matérialiser cet engagement, la municipalité, en concertation avec les maires de communes et le Préfet, va imposer une réglementation stricte sur l’étiquetage des denrées alimentaires. Pour l’édile, la démarche est éminemment citoyenne : « Une étiquette, ce n’est rien d’autre que cela : le partage de l’information de celui qui produit vers celui qui consomme. C’est rendre à la mère de famille dakaroise le pouvoir de décider en connaissance de cause. »

En clôturant son discours durant cette rencontre de haut niveau, le maire de la Ville de Dakar a rappelé que l’action politique ne peut être efficace si elle ne s’appuie pas sur le savoir et l’expertise. Conviant les conseillers municipaux à tirer pleinement profit des enseignements des professeurs présents, Abass FALL a invoqué la mémoire de l’illustre savant Cheikh Anta Diop pour galvaniser son équipe municipale : « Armez-vous de science jusqu’aux dents. Un conseil qui délibère sans savoir est tenté de voter au hasard ; un conseil qui sait décide. Que cette journée soit, pour chacun de nous, un armement. » Par ce discours résolument tourné vers l’action et l’anticipation, la municipalité de Dakar démontre sa volonté de se positionner en bouclier sanitaire pour ses administrés, transformant la gouvernance locale en un véritable outil de salut public.

Retrouvez sur la vidéo ci-dessous, les réactions du maire de Dakar et du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.

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