Deuxième round entre l’ancien Directeur de l’Exploitation et le DG. MENDY cogne, MBENGUE encaisse. Le ring de la DDD tremble.
ROUND 1 – L’ATTAQUE FULGURANTE DE MENDY
Le 9 août, Kambatouko MENDY est entré sur le ring les poings en avant. Ce jour-là, lors de l’installation de la cellule d’entreprise KIIRAAY au siège des Patriotes Républicains, l’ancien Directeur de l’Exploitation a été élu Coordonnateur. Et il n’a pas attendu la cloche pour cogner.
Devant les militants, MENDY a exigé la tête du Directeur Général Assane MBENGUE. Sa cible ? Un homme qu’il considère comme un opposant pur et dur à leur régime. Ses mots ont fait l’effet d’une bombe dans l’arène : « Tout Haut cadre nommé par le Président de la République doit démissionner ou être limogé s’il n’est pas un relai du Président. »
Premier crochet du droit. Le public rugit.
ROUND 2 – MBENGUE SUR LES CORDES, IL RÉPLIQUE
Face à l’offensive, Assane MBENGUE est monté sur le ring ce vendredi 14 août. Interviewé par sa propre cellule de communication – un ring préparé à la maison – le DG a tenté de contre-attaquer.
Il martèle : « J’ai existé avant Dakar Dem Dikk. Une fois ma mission terminée, je partirai la tête haute. Ma gestion est irréprochable, différente de mes prédécesseurs. »
Mais sur le ring, il vacille. Ses mots sonnent comme un plaidoyer. Il clame qu’il n’a de comptes à rendre qu’aux usagers et à personne d’autre. Problème : dans ce combat, les usagers ne sont pas dans le public. Les juges, eux, ne font qu’un. Et ce juge-là, c’est le Président de la République – celui qui nomme, qui limoge, qui décide du sort de tous les hauts cadres. Mbengue peut bien s’accrocher aux cordes, c’est le Président qui tient la ceinture. Et sur ce ring, il n’y a qu’un seul arbitre : le Chef de l’État.
Pire encore pour le DG : les rumeurs enflent dans les travées du ring. On chuchote que le capitaine Assane MBENGUE serait en train de quitter le navire Dem Dikk pour aller vendre des cartes de membres d’un parti PASTEF, farouchement opposé au Président de la République. Un véritable camouflet. Le capitaine qui abandonne son navire pour faire du commerce politique chez l’ennemi. Dans ce combat, il ne lutte pas seulement contre MENDY. Il combat contre celui qui détient son avenir professionnel. Et sur ce ring, le Président n’est pas qu’un arbitre, il est aussi le seul à pouvoir décider si le DG remonte à bord ou s’il est définitivement jeté à la mer.
Assane MBENGUE s’accroche aux cordes. Il veut garder son fauteuil. Mais ses jambes flageolent. Son souffle est court. Son regard est vide.
C’est le dernier souffle d’un DG désemparé.
Dans un geste de désespoir, il lance une attaque basse. Un coup en dessous de la ceinture. Il pointe du doigt un salarié de l’entreprise, un homme vivant avec un handicap, et l’accuse de l’avoir trahi en rejoignant le camp du Président de la République. Selon lui, cet agent, que l’entreprise avait aidé en période de difficulté, aurait aujourd’hui choisi le camp du parti du Président.
Le coup est lâché. Le ring s’arrête. Le public reste figé.
Mais ce n’est pas tout. Derrière cette attaque, les mémoires se ravivent. En décembre 2025, lors de l’assemblée des personnes handicapées de Dakar Dem Dikk, le DG Assane MBENGUE avait pris des engagements solennels devant tous. Il avait promis que toutes les personnes à mobilité réduite restant dans le réseau – les receveurs – seraient redéployées dans des postes adaptés à leur handicap d’ici la fin du premier trimestre 2026. Une promesse forte. Un espoir pour ces salariés qui peinent chaque jour dans des conditions difficiles.
Aujourd’hui, août 2026. La promesse est morte.
Aucun redéploiement. Aucune nouvelle affectation. Les receveurs handicapés sont toujours sur le terrain, dans des postes qui ne sont pas adaptés à leur condition. Le DG a parlé. Le DG a promis. Mais le DG n’a rien fait. Sur ce ring, MBENGUE frappe les faibles alors qu’il les a déjà trahis par ses promesses non tenues.
Le coup bas du DG touche un homme. Mais c’est toute une communauté qu’il méprise.
ROUND 3 – MENDY PORTE L’UPPERCUT FINAL
Joint au téléphone, Kambatouko MENDY ne dilue pas ses propos. Il remonte sur le ring pour le coup de grâce.
Sa voix est ferme. Ses mots sont des poings : « Je n’ai suivi que quelques extraits de son interview. Je ne dilue pas mes propos. »
Il enfonce le clou : « Les militants de KIIRAAY n’accepteront jamais d’avoir en face d’eux leurs opposants qui jouissent des avantages liés à leur poste pour renforcer leur base politique. »
Mais c’est sur l’attaque du DG contre le salarié handicapé que MENDY va porter l’uppercut le plus dévastateur. Sa voix se fait grave, presque peinée :
»Je suis peiné de voir un DG parler de la sorte. La personne à qui il s’attaque est une personne vivant avec un handicap. Il a eu des problèmes, la direction générale est intervenue. Ce n’est pas un exploit, c’est très logique. On est DG de tous les salariés de l’entreprise et on doit les assister tous sans exception. »
MENDY ajoute une couche de sel sur la plaie : « En décembre dernier, il a promis de redéployer les receveurs handicapés dans des postes adaptés. Aujourd’hui, aucun n’a été redéployé. Il promet, il parle, mais il ne fait rien. Et il ose accuser un salarié handicapé de trahison ? »
Puis il pose la question qui fait tomber le DG pour de bon :
QUI A TRAHI QUI ?
»Entre un DG nommé par décret présidentiel qui s’oppose au Président et un salarié handicapé recruté en 2017 par Me Moussa DIOP qui a choisi le camp du Président de la République ? »
La question est posée. Le ring se tait. Le KO est proche.
Le DG voulait frapper un faible. Il a touché un homme handicapé. Mais c’est lui qui tombe. C’est lui qui a trahi le Président qui l’a nommé. C’est lui qui a trahi ses propres salariés en les attaquant en pleine interview. C’est lui qui a trahi sa parole en ne tenant pas ses promesses envers les personnes à mobilité réduite.
Uppercut en pleine mâchoire. Le DG encaisse. Mais cette fois, il ne se relève pas.
LE KO DU RING – LA QUESTION QUI TUE
La toile s’enflamme. Les réseaux sociaux sont l’arène virtuelle où les coups pleuvent sans protection. La question brûle les lèvres de tous les Sénégalais :
Faut-il maintenir au poste tout DG ou PCA qui n’épouse pas la vision du Chef de l’État ?
Assane MBENGUE clame son indépendance. MENDY exige la loyauté. Le ring penche du côté du challenger.
Mais une autre question, plus grave, émerge des travées : un DG peut-il attaquer un salarié handicapé pour sauver son fauteuil ? Peut-il accuser celui qui souffre de trahison quand lui-même a été nommé par le Président qu’il combat ? Peut-il promettre des redéploiements et ne rien faire, puis oser frapper ceux qu’il a déjà abandonnés ?
Sur ce ring, MBENGUE a perdu bien plus qu’un combat. Il a perdu l’estime de ses agents.
DERNIER ROUND – L’ARBITRE DÉCIDERA
Le combat n’est pas fini. Mais les signes sont là. Kambatouko MENDY est le favori. Il a le poing levé, le peuple derrière lui, et la vision du Président dans son viseur.
Assane MBENGUE, lui, s’agrippe à son fauteuil comme un boxeur groggy aux cordes. Il parle de « mission accomplie », mais les militants, eux, parlent de « trahison ». Il attaque les faibles, mais ce sont les faibles qui le condamnent. Il promet et ne tient pas, mais il ose exiger la loyauté des autres. Et pendant qu’il se débat sur le ring, son navire Dem Dikk tangue sans capitaine.
Le gong n’a pas encore sonné. Mais DDD tremble sur ses fondations.
PROCHAIN ROUND – LA SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE
Assane MBENGUE tiendra-t-il jusqu’à la cloche finale ? Kambatouko MENDY parviendra-t-il à le mettre K.O. debout ?
Une chose est sûre : le combat de titans à Dakar Dem Dikk est entré dans l’histoire. Et dans ce ring, il n’y aura qu’un seul vainqueur.
À suivre…
