🔴VIDÉO–SIAq DAKAR 2026 : L’AFRIQUE JETTE LES BASES DE SA SOUVERAINETÉ AQUACOLE DEPUIS LE SÉNÉGALÂ
Le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) accueille, du 6 au 8 octobre 2026, la première édition du Salon international de l’aquaculture (SIAq Dakar 2026). Coorganisé par l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) et la société Atlantique Mariculture, cet événement d’envergure réunit les acteurs majeurs du secteur pour positionner l’Afrique de l’Ouest comme un hub stratégique de l’économie maritime durable.
Face au déclin continu des captures de la pêche traditionnelle et aux impératifs croissants de sécurité alimentaire, le continent africain s’oriente résolument vers la maîtrise de la production aquacole. La cérémonie d’ouverture de ce rassemblement inédit a concrétisé une ambition partagée : structurer une filière intégrée capable d’alimenter les populations tout en impulsant une dynamique industrielle créatrice de richesses. En mobilisant chercheurs, investisseurs, institutionnels, entreprises locales, coopératives et Groupements d’intérêt économique (GIE) venus de divers horizons, cette édition inaugurale affiche complet au niveau des stands d’exposition, témoignant de l’attente considérable suscitée par le secteur.
« Nous voulions mettre en place la plateforme dédiée aux échanges et aux partenariats dans le domaine aquacole au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. […] L’aquaculture n’est pas juste le poisson, c’est beaucoup de choses : les huîtres, les coquillages, les moules, les algues. Notre attente est claire : définir au moins une feuille de route et montrer aux autorités que l’aquaculture est un secteur qu’il faut prendre très au sérieux. » — Saïd MEMENE, président d’Atlantique Mariculture
La vision défendue lors des travaux franchit un cap décisif en valorisant l’ensemble de la chaîne de valeur halieutique. Outre la pisciculture classique, le salon met un accent particulier sur la conchyliculture et l’algoculture, démontrant la diversité des opportunités économiques exploitables. Doté d’atouts naturels exceptionnels, d’une façade maritime stratégique et de réseaux hydrographiques intérieurs propices, le Sénégal entend bâtir un modèle de production performant et reproductible dans l’ensemble de la sous-région. L’objectif immédiat consiste à transformer les initiatives dispersées en une industrie structurée, soutenue par des investissements massifs et un cadre réglementaire incitatif.
« Aujourd’hui, la production aquacole mondiale est supérieure à la pêche de capture. Inéluctablement, nous devons aller vers l’aquaculture. C’est un pilier fondamental pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la protection des écosystèmes aquatiques. Ce salon vise à mettre en relation la recherche, les fermiers, les investisseurs et les financiers pour donner naissance à des projets concrets et rentables. » — Samba KA, directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA)
Durant trois jours, le SIAq 2026 déploie un programme dense combinant expositions technologiques, démonstrations pratiques et rencontres d’affaires B2B destinées à concrétiser des partenariats commerciaux et financiers. L’Espagne, pays invité d’honneur, y apporte son expertise éprouvée, aux côtés des partenaires techniques et financiers de l’ANA. En parallèle des espaces d’exposition, un comité scientifique anime des panels de haut niveau abordant des thématiques clés telles que la gouvernance des politiques publiques et la transformation industrielle des produits halieutiques. Ces réflexions prospectives culmineront avec la rédaction de la « Déclaration de Dakar », un manifeste ambitieux destiné à tracer la feuille de route stratégique de l’aquaculture africaine pour les décennies à venir.
