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🔮VIDÉO–DE L’UTOPIE PARTISANE AU PRAGMATISME D’ÉTAT : EL HADJI DIAYDI BÂ CISSÉ TRACE LE CAP DU NOUVEAU PARTI PRÉSIDENTIEL KIIRAAY

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Dans un contexte politique sĂ©nĂ©galais marquĂ© par les attentes fortes des populations, El Hadj Diaydi BĂą CISSÉ, membre des cadres patriotes rĂ©publicains du parti KIIRAAY et responsable dans le dĂ©partement de Kanel, dĂ©fend une lecture assumĂ©e de la nouvelle formation politique portĂ©e par le prĂ©sident Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Pour lui, il ne s’agit ni d’un simple effet d’annonce ni d’une recomposition de circonstance, mais d’une Ă©tape logique dans la consolidation d’un projet politique fondĂ© sur l’État de droit, la confiance et le sens du service public.

Lors d’un entretien exclusif accordĂ© conjointement Ă  Dakarmedias, Dakamidi et TGV, M. El Hadj Diaydi BĂą CISSÉ revendique d’entrĂ©e la philosophie du nouveau parti comme un espace d’ouverture. « Le parti KIIRAAY est surtout un rassemblement, une ouverture et la confiance qui est donnĂ©e Ă  tous les SĂ©nĂ©galais de venir participer Ă  l’action publique », affirme-t-il. Cette formule rĂ©sume l’ambition de la nouvelle formation : fĂ©dĂ©rer au-delĂ  des appartenances partisanes et mettre l’accent sur la compĂ©tence plutĂŽt que sur la seule loyautĂ© politique. Dans sa lecture, le patriotisme n’entre pas en conflit avec la RĂ©publique ; au contraire, il la renforce lorsque l’intĂ©rĂȘt national reste la boussole de l’action.

InterpellĂ© sur la rupture entre SONKO et Diomaye, souvent prĂ©sentĂ©s naguĂšre comme un duo indissociable, CISSÉ refuse la lecture dramatique. Il estime qu’une fois investi, le prĂ©sident devient « le prĂ©sident de tous les SĂ©nĂ©galais », ce qui implique un changement de posture, de rythme et de responsabilitĂ©. « Le niveau de la responsabilitĂ© change, la dynamique change, le registre change », explique-t-il, en soulignant que la logique d’État ne peut ĂȘtre confondue avec la logique partisane. Pour lui, la crĂ©ation de KIIRAAY – Les Patriotes RĂ©publicains prolonge donc une nĂ©cessitĂ© institutionnelle : doter le chef de l’État d’un appareil politique capable d’accompagner son projet.

Mais c’est surtout sur la question des rĂ©sultats que le responsable de Kanel veut ĂȘtre attendu. Il reconnaĂźt sans dĂ©tour l’impatience des SĂ©nĂ©galais face au coĂ»t de la vie, Ă  la pression sociale et aux difficultĂ©s Ă©conomiques. « On ne va pas ĂȘtre artificiels. Nous allons tous accepter que ce discours-lĂ , aujourd’hui, n’a pas produit, en tout cas, les rĂ©sultats attendus », dit-il Ă  propos des promesses qui avaient accompagnĂ© l’ascension de PASTEF. À ses yeux, la valeur ajoutĂ©e des cadres patriotes rĂ©publicains sera prĂ©cisĂ©ment de combler le fossĂ© entre la vision et l’action. « Il y a un chaĂźnon manquant. Et ce chainon manquant, c’est les cadres », insiste-t-il, plaçant au centre de sa dĂ©monstration la compĂ©tence et la mĂ©thode.

Cette logique prend une dimension trĂšs concrĂšte lorsqu’il Ă©voque Kanel, son ancrage politique et territorial. Dans ce dĂ©partement de la rĂ©gion de Matam, qu’il dĂ©crit comme agro-silvopastoral, CISSÉ plaide pour une territorialisation des politiques publiques. Il cite les terres irrigables, le cheptel important, les potentialitĂ©s agricoles et pastorales, mais aussi la nĂ©cessitĂ© de mieux valoriser les ressources locales. Son diagnostic est clair : sans maĂźtrise de l’eau, sans formation adaptĂ©e, sans capital humain structurĂ©, il sera difficile de transformer le potentiel en richesse rĂ©elle. « Il faudrait que nous parvenions Ă  territorialiser ces politiques publiques-lĂ  et les adapter aux rĂ©alitĂ©s locales », rĂ©sume-t-il.

Sur le plan politique, CISSÉ se montre Ă©galement attentif aux tensions que peut provoquer la structuration d’un nouveau parti. Il estime qu’un engagement digne de ce nom ne doit pas ĂȘtre motivĂ© par la seule recherche de postes. « Devrions-nous nous engager en politique pour un poste ou pour apporter nos compĂ©tences et servir l’État ? Je pense que la deuxiĂšme option est la meilleure », affirme-t-il. C’est lĂ , selon lui, la meilleure façon d’éviter les frustrations internes et de prĂ©server la cohĂ©sion du mouvement.

Au fond, son message est simple : KIIRAAY ne doit pas ĂȘtre un parti de slogans, mais un instrument de transformation. « Faire en sorte que la vision du prĂ©sident de la RĂ©publique soit transformĂ©e en rĂ©sultats », dit-il, voilĂ  l’objectif. Dans un SĂ©nĂ©gal oĂč les attentes sociales sont fortes et les marges de manƓuvre Ă©troites, cette promesse de mĂ©thode et de rigueur apparaĂźt comme un test politique majeur pour la nouvelle formation. El Hadj Diaydi BĂą CISSÉ veut convaincre que le temps des discours doit cĂ©der la place au temps de l’action. Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que KIIRAAY entend juger sa lĂ©gitimitĂ©.

Nous vous invitons Ă  dĂ©couvrir, sur la vidĂ©o ci-dessous, l’intĂ©gralitĂ© de l’entretien exclusif qu’El Hadj Diaydi BĂą CISSÉ a bien voulu nous accorder.

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