Les réseaux sociaux sont devenus un espace où la moindre erreur d’une personnalité publique est immédiatement amplifiée. Les réactions suscitées après la visite religieuse de Mme Amy MARA à Touba en sont une illustration. Les critiques sont légitimes dans une démocratie, mais elles ne devraient pas se transformer en moqueries permanentes ou en condamnation définitive.
Aucun responsable public n’est à l’abri d’une maladresse, d’un lapsus ou d’une erreur de communication. L’essentiel est d’en tirer les enseignements nécessaires et de poursuivre avec responsabilité la mission confiée par les citoyens.
Une ministre doit être évaluée avant tout sur son engagement, son travail et les résultats qu’elle obtient dans son département. Réduire une carrière ou une action publique à un seul épisode, aussi médiatisé soit-il, ne rend justice ni à la personne concernée ni à la qualité du débat public.
Notre société gagnerait à privilégier des critiques constructives plutôt que des campagnes de dérision. Les désaccords sont naturels et même nécessaires, mais ils doivent rester respectueux de la dignité de chacun.
Le temps des polémiques finit toujours par s’estomper. En revanche, les actes, les réformes et le service rendu à la Nation demeurent. C’est pourquoi il est plus juste de juger les responsables publics sur leur bilan que sur une erreur ou une controverse passagère.
Le temps des moqueries passera, celui du travail restera.
Souleymane BA
