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🔮VIDÉO– »JE SERAI LE PORTE-VOIX DES SONINKÉ » : LE PLAIDOYER SANS FILTRE DU PRÉSIDENT BABA TANDIAN

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Ce dimanche 22 fĂ©vrier 2026, l’esplanade de la Grande MosquĂ©e de Dakar bruissait d’une ferveur particuliĂšre. L’Amicale des Journalistes et Animateurs SoninkĂ© de la RTS y tenait sa 15e confĂ©rence religieuse annuelle, placĂ©e sous le patronage de Pape AlĂ© NIANG, Directeur gĂ©nĂ©ral de la RTS. Si le thĂšme de la cohĂ©sion sociale en Islam Ă©tait au cƓur des prĂȘches, c’est en marge de la cĂ©rĂ©monie, entre deux salutations, que l’évĂ©nement a pris une dimension plus charnelle. InterpellĂ© par une nuĂ©e de journalistes curieux de comprendre les raisons de sa prĂ©sence, l’homme d’affaires Baba TANDIAN a dĂ©laissĂ© un instant la retenue habituelle de sa communautĂ© pour livrer un plaidoyer sans dĂ©tour. Pour lui, ĂȘtre prĂ©sent n’était pas une option, mais un devoir gĂ©nĂ©alogique qu’il porte comme un Ă©tendard, refusant de voir les siens rester dans l’angle mort des politiques publiques.

Sans dĂ©tour, avec cette assurance qui le caractĂ©rise, il a d’abord rappelĂ© la profondeur de ses racines avant mĂȘme de justifier son engagement : « Il ne faut pas se poser de questions. C’est un Ă©vĂ©nement, une confĂ©rence islamique des soninkĂ©s. Je suis soninkĂ© de pĂšre, de mĂšre, de grand-pĂšre, de grand-mĂšre, d’arriĂšre-grand-pĂšre, donc je pense qu’il n’y a rien de plus logique que je sois lĂ . »

Mais au-delĂ  de la lignĂ©e, Baba TANDIAN a profitĂ© de ce micro tendu pour poser un diagnostic sociologique presque provocateur sur ce qu’il appelle une « communautĂ© bizarre ». Pour cet homme habituĂ© aux projecteurs du monde du sport et des affaires, le silence des SoninkĂ©s est Ă  la fois leur plus grande noblesse et leur pire obstacle. Il dĂ©crit un peuple qui, par excĂšs de pudeur, s’est auto-exclu du jeu des revendications nationales. Cette discrĂ©tion, si elle force le respect, finit par masquer des besoins rĂ©els que personne ne semble vouloir porter au sommet de l’État : « Mais surtout, comme j’ai eu Ă  le dire Ă  vos confrĂšres de la RTS, les soninkĂ©s sont une communautĂ© assez bizarre. Quand je dis assez bizarre, je le regarde sur moi-mĂȘme. C’est-Ă -dire que c’est une communautĂ© qui est trĂšs effacĂ©e, sauf que moi, j’ai fait un peu de bruit Ă  cause du sport. Si je n’avais pas eu le sport, je serais aussi effacĂ©. »

Cette analyse n’est pas qu’un constat ; c’est un cri du cƓur pour une communautĂ© qu’il estime trop digne pour se plaindre. TANDIAN rappelle avec force que cette fiertĂ© ancestrale interdit au SoninkĂ© de solliciter quoi que ce soit, prĂ©fĂ©rant la sueur de son front aux mains tendues vers les autoritĂ©s. Une posture qui, selon lui, nĂ©cessite aujourd’hui des relais capables de briser ce silence pour que l’Ă©quitĂ© rĂ©publicaine s’applique enfin Ă  ce groupe fort de plus d’un million de citoyens : « La communautĂ© SonikĂ© est trĂšs effacĂ©e, dans la mesure oĂč elle n’est demandeur de rien. J’ai eu Ă  le dire Ă  l’Ă©poque Ă  un ancien chef d’État que les soninkĂ©s, c’est une communautĂ© qui est trĂšs fiĂšre en elle-mĂȘme, qui n’est demandeur de rien du tout, qui ne sollicite rien du tout. MĂȘme un petit boucher de pain. »

L’homme d’affaires ne s’arrĂȘte pas lĂ . Il souligne une valeur cardinale qui devrait, selon lui, faire des SoninkĂ©s les partenaires privilĂ©giĂ©s de toute gouvernance : la loyautĂ© absolue. Contrairement aux girouettes politiques, le SoninkĂ©, une fois engagĂ©, ne recule jamais. C’est ce « contrat moral » qu’il souhaite mettre en avant pour que les autoritĂ©s prennent enfin conscience du poids et de la fiabilitĂ© de cette composante essentielle du SĂ©nĂ©gal : « Mais le problĂšme, le soninkĂ©, une fois qu’il vous attrape, une fois qu’il vous donne sa parole de vous suivre, c’est terminĂ©. Il ne les change contre rien du tout. »

En terminant son Ă©change avec la presse, Baba TANDIAN a tenu Ă  saluer le geste de son « ami personnel » Pape AlĂ© NIANG, dont le soutien a permis une visibilitĂ© inĂ©dite Ă  cette cĂ©rĂ©monie, notamment par une diffusion au journal de 20 heures. Pour TANDIAN, l’heure n’est plus Ă  la marginalitĂ© subie. En se dĂ©signant comme le porte-voix des siens, il s’engage dans un nouveau combat : transformer la « force tranquille » des SoninkĂ©s en une influence audible, capable de dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts haut et fort auprĂšs de qui de droit. Ce dimanche, Ă  la Grande MosquĂ©e, le silence a dĂ©finitivement changĂ© de camp.

DĂ©couvrez le cri de cƓur du prĂ©sident Baba TANDIAN sur la vidĂ©o ci-dessous.

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