Un sentiment de déception et de désillusion gagne de plus en plus de Sénégalais, parfois même de regret.
Partout, au pays comme dans la diaspora, une même question revient : « Monsieur le Ministre, quand allez-vous revenir au pouvoir? »
Cette interpellation dépasse la nostalgie. Elle exprime surtout une attente forte : celle d’une alternative crédible capable de redonner confiance et de remettre le pays sur les voies de l’émergence.
Le Sénégal vit une crise systémique profonde. Les ménages subissent la pression économique, les jeunes restent confrontés au chômage, et les acteurs économiques manquent de visibilité. Dans plusieurs secteurs, les Sénégalais s’interrogent sur les priorités et les résultats de l’action publique.
Une vérité demeure : un État se juge à ses résultats, pas à ses promesses.
Or, le décalage entre les attentes suscitées par l’alternance de 2024 et la réalité nourrit aujourd’hui de sérieuses interrogations.
SAS « demi dieu » alias Sa Fitnaa qui semble avoir fait de la satisfaction de ses ambitions personnelles une boussole de ses actions politiques, se joue de la République et de ses institutions.
Son ex « doomi ndey » et ex mentoré (que perdure la rébellion!!!) ne mesurant pas le sens et la portée de ses responsabilités, se laisse entrainer dans les abysses des errements politiques.
Pendant ce temps, les goorgorlous manquent de TOUT, souffrent de TOUT, et sont en train de TOUT perdre.
Sur le terrain, plusieurs projets structurants sont à l’arrêt ou à l’abandon. Derrière cette situation criarde, ce sont des populations qui attendent, des emplois non créés ou perdus, des entreprises fragilisées et des ressources publiques immobilisées.
Le Sénégal ne peut se contenter de slogans. Il a besoin d’une vision cohérente, d’une stratégie économique solide, d’un programme d’investissement crédible, d’une politique ambitieuse pour l’emploi des jeunes et d’un État capable de restaurer la confiance.
Dans ce contexte, l’opposition a une responsabilité majeure. Elle ne peut être dans la réaction permanente. Elle doit devenir une opposition de proposition, de construction et de préparation.
Il est temps, de dépasser les divisions et les calculs politiciens, de rassembler les compétences et de mettre en commun les expériences pour bâtir une véritable alternative.
Car l’enjeu n’est pas seulement de reprendre le pouvoir. Il est de regagner la confiance du peuple sénégalais.
Cela exige du travail : écouter, analyser, corriger les erreurs, tirer les leçons du passé et préparer des réponses concrètes aux défis futurs.
Le « Moss Dem » est possible.
Mais seulement si la déception se transforme en mobilisation, et la mobilisation en projet.
Notre responsabilité est claire : offrir au Sénégal non pas une alternance de personnes, mais une alternative de gouvernance.
Je souhaite par ailleurs la réussite du Président Macky SALL dans ses ambitions internationales, notamment dans le cadre de ses futures responsabilités au sein des Nations unies.
Je souhaite également qu’il continue de porter un regard attentif sur le Sénégal, qui a plus besoin de lui.
Autour de lui, de nombreuses femmes et de nombreux hommes valeureux, fidèles, ont fait leurs preuves et restent attachés à une conviction simple : servir le Sénégal avant toute chose.
Le moment n’est ni à la résignation ni à la revanche. Il est au travail.
Le Sénégal mérite une opposition forte, unie et responsable. Il mérite une alternative crédible, capable de restaurer la confiance, de relancer l’économie, de créer des emplois et de redonner espoir à sa jeunesse.
Le peuple fera son choix en toute lucidité.
Et si nous faisons le travail nécessaire avec rigueur et constance, alors oui, le « Moss Dem » deviendra une perspective politique réelle.
Mansour FAYE
Responsable APR
Maire de Saint Louis