L’engagement citoyen franchit un nouveau palier sur l’échiquier national. Ce lundi 28 septembre 2026, à l’Axil Hôtel de Dakar, Seynabou POUYE, présidente du Mouvement des forces intègres et Bâtisseuses du Sénégal (MOFIB), a officialisé son entrée en politique. Après plus de douze années dédiées au développement territorial, à l’accompagnement des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, elle a décidé de rejoindre la formation KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, marquant ainsi son soutien direct et assumé au Président de la République, Bassirou Diomaye FAYE. Cette déclaration publique acte une transition stratégique pour une actrice de la société civile qui entend désormais peser directement sur les choix collectifs du pays, justifiant cette démarche par les limites inhérentes à l’action purement associative face aux contraintes macroéconomiques et institutionnelles.
Le diagnostic posé par la présidente du MOFIB se veut strictement pragmatique. Si le soutien communautaire et l’entrepreneuriat restent indispensables, ils finissent inévitablement par se heurter aux politiques publiques en matière de financement, d’éducation ou de justice sociale. Pour transformer durablement ces secteurs, une implication au niveau décisionnel devient impérative. Devant l’assistance, Seynabou POUYE a défini ce basculement comme une nécessité opérationnelle. « Il arrive un moment où l’engagement citoyen ressent le besoin d’aller jusqu’aux lieux où se pensent et se prennent les décisions publiques », a-t-elle déclaré, clarifiant ainsi sa volonté de s’investir au cœur de la machine étatique pour agir sur les leviers décisionnels.
Forte de son expérience, elle a construit son argumentaire autour de la réhabilitation de la dignité citoyenne et de la valorisation du potentiel local, loin de toute logique d’assistanat. Les rencontres cumulées avec les acteurs territoriaux ont forgé chez elle la certitude que les populations disposent des ressources nécessaires à leur émergence économique, pour peu que l’État joue rigoureusement son rôle. Elle l’a d’ailleurs affirmé avec une grande fermeté : « Le Sénégal ne demande pas la charité. Il demande des opportunités. Il demande de l’écoute. Il demande de la considération. Il demande que l’on fasse confiance à l’intelligence, à l’énergie et aux capacités de ses citoyens. »
Au-delà du constat économique, l’intervention de l’actuelle présidente du MOFIB a pris la forme d’un plaidoyer vigoureux pour une restructuration de la gouvernance, pointant une défaillance dans le traitement politique accordé aux couches majoritaires. L’oratrice exige un renversement des rôles traditionnels dans l’élaboration des stratégies de l’État. « Les femmes ne doivent pas être regardées uniquement comme des bénéficiaires des politiques publiques. Elles doivent être pleinement actrices des décisions », a-t-elle martelé. Ce principe d’inclusion active s’applique également à la jeunesse, qu’elle refuse de voir traitée comme une simple variable démographique à encadrer, exigeant qu’elle soit reconnue comme un véritable moteur d’innovation pour la nation.
En choisissant d’intégrer KIIRAAY et de s’aligner sur la vision du chef de l’État, Seynabou POUYE privilégie la voie de la co-construction. Elle promeut une conception de l’action publique fondée sur l’intelligence collective, la responsabilité et la contradiction constructive, s’éloignant des clivages stériles. Cet engagement auprès du pouvoir en place vise notamment à rapprocher l’appareil de décision des réalités souvent ignorées des régions périphériques.
Pour dissiper toute crainte de déconnexion inhérente à l’exercice du pouvoir, elle a conclu son propos en fixant définitivement les termes de son nouveau positionnement : « Je ne quitte pas le terrain pour entrer en politique. Je viens du terrain, et c’est avec ce terrain que j’entre en politique. » Cette rentrée acte la volonté d’une leader associative de convertir son capital social en une capacité d’action politique concrète.