L’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar s’engage dans une phase majeure de modernisation de ses infrastructures routières et piétonnes. Ce mardi 22 septembre 2026, le Maire de la Ville de Dakar, Abass FALL, et le Recteur de l’UCAD, le Professeur Alioune Badara KANDJI, ont officiellement donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement et de pavage de deux axes routiers majeurs du campus. Entièrement financé sur fonds propres par la municipalité dakaroise, ce projet vise à réhabiliter la voirie universitaire, en particulier l’axe reliant l’ex-librairie Claire Afrique à l’Office du BAC et celui menant de l’arrêt 71 au campus Aline Sitoe Diatta, englobant le trajet historique surnommé le « Couloir de la mort ».
Sur le plan technique, l’intervention porte sur un linéaire total de 3 130 mètres de voies à aménager, représentant une surface globale de 18 780 mètres carrés de pavage. Le chantier inclut également la pose de 6 260 mètres de bordures ainsi qu’un important volet paysager prévoyant la plantation de 1 252 arbres, alignés tous les cinq mètres de part et d’autre des chaussées. Ces infrastructures intégreront des aménagements réservés aux piétons et des voies cyclables dédiées dans le cadre du projet « Move Sénégal », consacré à la mobilité verte en partenariat avec le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD), sans oublier le renforcement de l’éclairage public.
Prenant la parole lors de la cérémonie officielle, le Recteur de l’UCAD, le Professeur Alioune Badara Kandji, a souligné la portée stratégique de cette collaboration entre l’institution universitaire et la municipalité. Revisitant les contours d’un partenariat historique, il a rappelé l’importance d’offrir un environnement décent à l’ensemble des usagers du campus : « Au-delà de sa dimension utilitaire, ce projet traduit notre ambition commune d’offrir un cadre de vie modernisé aux différentes composantes de notre communauté universitaire, étudiants, chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels administratifs et techniques, ainsi qu’aux riverains qui côtoient notre campus au quotidien. Une université ne se résume pas à ses amphithéâtres, ses laboratoires, ses bibliothèques ou ses centres de recherche. C’est avant tout un lieu de vie, et la qualité de l’aménagement de son espace est un intrant fondamental dans la valorisation de l’expérience universitaire et le développement de son attractivité. »
De son côté, le Maire de la Ville de Dakar, Abass Fall, a insisté sur la charge symbolique et mémorielle de cette intervention, particulièrement sur l’axe reliant le campus Aline Sitoe Diatta. Pour le premier magistrat de la ville, reconfigurer ces accès fondamentaux revient à honorer l’engagement républicain en faveur de la formation et du savoir : « Le mythique Couloir de la Mort, contrairement à ce que pourrait laisser penser son appellation, n’est pas célèbre parce qu’il aurait été le théâtre d’événements meurtriers. Il est surtout connu parce qu’il est emprunté chaque jour et depuis des décennies par de braves étudiants, prêts à braver le temps, les intempéries, les difficultés et les épreuves pour accéder au savoir. Le Couloir de la Mort est à bien des égards un cri de guerre contre l’ignorance. Il s’agit de rendre plus digne le chemin qui mène vers la connaissance. Accompagner l’université, c’est donc accompagner notre jeunesse. C’est investir dans le savoir. C’est contribuer à la construction de l’avenir.
À travers cette initiative, la Mairie de Dakar et le rectorat entendent concilier la fluidification de la circulation sur le campus, la sécurisation des déplacements en soirée et la promotion d’un environnement universitaire durable. En finançant l’intégralité des travaux sans apport extérieur, la capitale sénégalaise réaffirme son ancrage territorial aux côtés du temple du savoir, scellant une étape décisive dans l’amélioration continue des conditions d’études et de travail au sein de l’université dakaroise.