À l’initiative d’ENDA Énergie, en partenariat stratégique avec l’Association des Maires du Sénégal (AMS) et l’Agence de Développement Municipal (ADM), la capitale sénégalaise a abrité ce mardi 03 novembre 2026 une impprtante rencontre préparatoire à l’Axil Hôtel de Dakar. Réunissant élus locaux, services techniques communaux, acteurs de la société civile et partenaires institutionnels, cette PreCOP31 a posé les jalons d’une rupture historique : passer d’une présence symbolique dans les grands-messes internationales sur le climat à une action territoriale ciblée, financée et structurée.
Face à la multiplication des chocs environnementaux, l’évidence s’impose avec force. Les inondations dévastatrices, les sécheresses prolongées, les incendies répétés et l’irrégularité des pluies ne sont pas de simples statistiques abstraites ; ce sont des réalités tragiques vécues au quotidien par les populations dans les villages et les communes du Sénégal. Parce qu’ils se trouvent en première ligne des impacts environnementaux, les territoires doivent impérativement se hisser au cœur des décisions globales et des mécanismes de réponse financière.
Pendant longtemps, la participation des acteurs territoriaux africains aux Conférences des Parties a souffert d’un déficit d’organisation qui en limitait considérablement la portée. Présent à cette journée de concertation, M. Oumar BÀ, maire de Ndiop et président de l’Association des Maires du Sénégal, a porté un diagnostic sans complaisance sur les pratiques passées tout en réaffirmant l’ambition nouvelle qui anime les élus locaux : « C’est une rencontre à notre avis très importante pour les collectivités territoriales puisque les collectivités territoriales ont l’habitude d’aller aux différentes rencontres internationales et particulièrement les COP comme on les appelle souvent, mais le problème majeur qu’on pourrait constater c’est l’insuffisance de la préparation des collectivités pour y meubler leur présence et beaucoup y allaient sans des objectifs précis et de ce fait les résultats de cette participation sont faibles. Cette année, ENDA Énergie a eu l’initiative de travailler avec nous et de préparer cette rencontre. »
Cette volonté d’anticipation et de rigueur méthodologique vise à construire une voix collective solide pour porter une feuille de route claire avant, pendant et après la COP31. Pour concrétiser cette vision, la feuille de route s’appuie sur une vérité fondamentale que le président de l’AMS rappelle avec insistance :
« La prise en charge des changements climatiques doit se faire dans les territoires puisque les conséquences se lisent dans les territoires quand on parle d’inondations, d’incendies, de sécheresse, de l’insuffisance de la pluviométrie… Donc c’est à ce niveau-là qu’il faut prendre les solutions quand on veut lutter efficacement contre les changements climatiques. »
Pour transformer ces convictions en résultats probants sur le terrain, trois leviers stratégiques ont été identifiés. Le premier réside dans l’acquisition d’une haute ingénierie technique nationale pour accompagner les communes dans le montage de projets bancables.
Le deuxième concerne la souveraineté financière : face aux lourdeurs des fonds internationaux, le Sénégal doit se doter de mécanismes de financement nationaux plus souples et accessibles.
Enfin, le troisième levier repose sur la mutualisation des initiatives intercommunales. En regroupant leurs projets, les petites communes surmontent l’obstacle de la taille critique et deviennent éligibles aux investissements majeurs.
En faisant le point sur la Déclaration de Dakar et en harmonisant leurs agendas, ENDA Énergie et ses partenaires prouvent que l’action climatique de demain s’écrit dès aujourd’hui à l’échelle locale. Portée par la faitière des maires, cette démarche pionnière garantit que le Sénégal ne sera pas un simple spectateur à la COP31, mais un porteur de solutions concrètes pour le monde.
Découvrez la réaction du président Oumar BA et celle de Mme Amy NDIAYE, maire de Gniby, sur la vidéo ci-dessous.