L’Institut Mariste Post-Bac du Cours Sainte Marie de Hann a réuni, le samedi 26 septembre 2026, plus d’une centaine de parents et d’étudiants lors de sa traditionnelle rencontre de rentrée. Cette session d’échanges, marquant le lancement de l’année académique pour les classes préparatoires scientifiques intégrées, a permis à l’équipe dirigeante de décliner ses orientations stratégiques. Depuis 2012, l’établissement propose un cursus rigoureux réparti entre deux années de préparation à Dakar et trois ans de spécialisation en France, en partenariat avec la Fédération des Écoles Supérieures d’Intérêt Communautaire (FESIC) et UniLaSalle. Afin de s’adapter aux réalités socio-économiques locales et aux exigences académiques nationales, l’Institut a annoncé des réformes majeures visant à démocratiser l’accès aux grandes écoles et à garantir la reconnaissance locale des parcours.
NLa structuration du projet pédagogique repose sur une approche progressive, conçue pour accompagner l’étudiant dans l’affinement de son projet professionnel. Madame Marie Pascaline SARR, responsable pédagogique de l’Institut, a détaillé ce processus d’intégration mis en œuvre sur quatre semestres. « Les cours se feront en tronc commun au premier semestre pour permettre aux étudiants de bien réfléchir par rapport à ce qu’ils veulent faire. Après, à l’issue de ce semestre, l’étudiant va se spécifier », a-t-elle expliqué, précisant que les filières se scindent ensuite en BCPSC, MPSI et PCSI. Mettant en avant l’excellence de cette nouvelle promotion composée de 58 étudiants, elle a lourdement insisté sur la qualité de l’encadrement académique : « Notre atout, c’est au niveau du corps professoral, parce que nous avons des docteurs, des profs d’université, des enseignants de l’École Polytechnique de Thiès, ainsi que des ingénieurs en exercice ».
Face aux défis liés à l’architecture institutionnelle de l’enseignement supérieur au Sénégal, l’établissement a franchi un palier décisif cette année en ouvrant cinq filières de licence couvrant la biologie, les géosciences, la physique, la chimie, et les mathématiques-informatique.
Monsieur Albert DIATTA, coordinateur de l’Institut, a justifié cette démarche stratégique visant à consolider le statut des étudiants. « Dans la nomenclature de l’enseignement supérieur sénégalais, il n’y a pas de classe préparatoire en tant que tel. Il fallait pour nous, en termes de passerelle et de crédibilité, franchir ce palier. C’est une manière de sécuriser nos classes préparatoires », a-t-il affirmé avec fermeté.
En outre, l’Institut élargit ses horizons en nouant de nouveaux partenariats avec des universités publiques françaises, telles que l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et prochainement le réseau des Instituts Nationaux Polytechniques (INP).
Selon Monsieur DIATTA, cette ouverture répond à un besoin d’inclusivité, permettant aux familles disposant de moyens financiers limités d’accéder également à une formation scientifique de haut niveau.
L’impact direct de cette formation sur l’insertion professionnelle a été mis en lumière par les retours d’expérience d’anciens pensionnaires, démontrant la valeur ajoutée du cursus sur le marché du travail. Madame Adja Ngoné MBAYE, ingénieure consultante et issue de la promotion 2018, a exhorté les nouveaux inscrits à privilégier l’anticipation, la concentration et le travail collaboratif. Évaluant le poids du diplôme sur le plan professionnel, elle a témoigné avec conviction : « Quand tu sors d’une école d’ingénieurs, tout de suite tu as un diplôme cadre. Ce sont des profils très recherchés par les entreprises, qui sont d’emblée mieux rémunérés. C’est un parcours très spécial à ne pas négliger parce que cela se lit directement sur le CV ».
Cette dynamique d’accompagnement rigoureux est également saluée par les parents d’élèves, qui observent une réelle maturation psychologique et intellectuelle chez les étudiants avant leur départ à l’étranger. Madame Sylvie Alihonou BORÉLLI, mère d’un étudiant de deuxième année se destinant à l’intelligence artificielle appliquée à la finance, s’est réjouie du développement de l’autonomie et des capacités d’expression de son fils. « Je trouve que franchement l’Institut Post-Bac est une très bonne école, que les élèves sont bien préparés et qu’il y a un véritable esprit de famille », a-t-elle confié à l’assistance.
Au-delà de la réussite individuelle, l’Institut entend jouer un rôle clé dans la rétention des talents nationaux. Interpellé sur la problématique de la fuite des cerveaux, Monsieur DIATTA a souligné l’urgence de développer le tissu industriel local tout en valorisant les mécanismes de retour, déclarant : « Nous avons besoin d’ingénieurs et de scientifiques pour développer nos pays. Nos partenaires ont un mécanisme qui donne la possibilité à l’étudiant de revenir faire un stage pour que ce lien entre son pays d’origine et l’institut ne puisse pas s’interrompre ».
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