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ÉCRAN NOIR ET SILENCE RADIO : LA RTS FRAPPÉE PAR UN BLACK-OUT TOTAL EN PLEIN JOURNAL TÉLÉVISÉ.

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Depuis 23 heures ce soir, la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) est totalement coupée du monde. Une brusque panne d’électricité a plongé le siège du Triangle Sud dans l’obscurité absolue, paralysant l’ensemble des programmes de la télévision et de la radio nationales, et remettant sur la table l’épineux problème de la vétusté des équipements du service public.

         Une interruption brutale du direct.

L’incident s’est produit au pire moment. Alors que les téléspectateurs suivaient la grande édition du soir de 23 heures, présentée par la journaliste Adama Anouchka BA, le signal s’est soudainement rompu. L’électricité s’est interrompue sans préavis, plongeant tout le bâtiment de la chaîne publique dans le noir total.

Face à cette situation d’urgence, les équipes techniques de la RTS se sont immédiatement mobilisées pour tenter de rétablir le signal et de relancer les machines, mais le retour à la normale s’annonce laborieux.

         Un réseau national et régional paralysé

Les conséquences de ce black-out ont été immédiates et globales. Depuis 23 heures, tous les programmes sont suspendus, tant à la Télévision nationale qu’à la Radiodiffusion.

Ce silence forcé s’est également étendu à l’intérieur du pays. Les chaînes et stations régionales, qui étaient en synchronisation avec l’antenne mère de Dakar pour le journal, se sont retrouvées de facto muettes, contraintes de patienter dans l’attente d’un hypothétique rétablissement du faisceau.

   Le spectre de la vétusté du matériel.

Cet incident majeur est loin d’être un cas isolé. Il rappelle tristement une situation similaire survenue il y a quelques mois, qui avait déjà occasionné un silence radio et télé de plusieurs heures. À l’époque, le diagnostic technique avait été sans appel : certaines machines, usées par le poids des années, avaient tout simplement cédé.

Aujourd’hui, ce nouveau black-out relance avec acuité le débat sur l’état des infrastructures au sein du média d’État. Malgré son statut de vitrine audiovisuelle du Sénégal, la RTS semble souffrir d’un mal profond : la vétusté chronique de son parc matériel et technique.

En attendant le retour de la lumière et du signal au Triangle Sud, c’est l’image d’un service public freiné par son propre équipement qui s’affiche, paradoxalement, sur les écrans noirs des Sénégalais.

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