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🔴VIDÉO–AMENAGEMENT DE LA CORNICHE OUEST : L’AGETIP SIFFLE LA FIN DE LA RÉCRÉATION ET RECADRE FERMEMENT LA VILLE DE DAKAR

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La Corniche Ouest de Dakar, joyau du littoral et espace stratégique de la capitale sénégalaise, est-elle en passe de devenir le théâtre d’un bras de fer institutionnel stérile ? C’est pour couper court à cette dérive que le Directeur Général de l’AGETIP, El Hadji Malick GAYE, a décidé de monter au créneau d’une manière hautement symbolique. Ce 21 août 2026, c’est sur les lieux mêmes du litige, face à la brise marine et sous l’Å“il des caméras, qu’il a convié la presse pour une mise au point rigoureuse. En choisissant d’ancrer son discours sur le site exact objet de la convoitise de la Ville de Dakar, le patron de l’AGETIP déconstruit la polémique, clarifie les prérogatives de son institution et rappelle avec autorité l’inviolabilité des projets de l’État. Loin de s’inscrire dans une querelle politique, cette sortie in situ se veut un rétablissement factuel et objectif de la vérité face à l’opinion publique.

Au cÅ“ur de cette discorde, désormais exposée sur le terrain, se trouve un don du Gouvernement chinois consistant en de petits équipements de musculation que la municipalité dakaroise a souhaité implanter sur la Corniche. Si l’initiative est jugée louable en soi, son exécution s’est heurtée à la réalité d’un aménagement de bien plus grande envergure. L’AGETIP, agissant en qualité de Maître d’Ouvrage Délégué, supervise ce chantier majeur qui s’inscrit, rappelle le Directeur Général, « dans une opération d’intérêt national portée par l’État ». Face aux journalistes foulant ce domaine public maritime, il souligne avec insistance que le projet global a été formellement « déclaré d’utilité publique par l’État ». Dès lors, le message envoyé aux autorités municipales résonne sans équivoque : « aucune initiative, aussi légitime soit-elle, ne saurait compromettre ou entraver l’utilisation des emprises affectées aux ouvrages prévus dans le cadre d’un projet déclaré d’utilité publique ».

Pourtant, le dialogue n’a pas manqué en amont. L’AGETIP affirme avoir cherché à accompagner la Ville en identifiant des sites alternatifs pour accueillir le don chinois. Le point de rupture s’est cristallisé autour de cette fameuse emprise dite du « Dragon », sur laquelle la presse a justement été conviée. Face à l’insistance de la Mairie à occuper cet espace précis, El Hadji Malick GAYE révèle avoir pris l’initiative d’un échange direct et personnel avec l’édile de la capitale. « Je lui ai notamment indiqué que le « Dragon », structure emblématique d’environ 300 mètres de longueur, devait accueillir une grande installation sportive conçue pour recevoir plus de 300 personnes simultanément », explique-t-il, précisant lui avoir proposé d’autres emplacements pour sauver l’initiative municipale. C’est avec un regret palpable, mais une fermeté absolue face à ce qu’il considère comme un passage en force, qu’il constate : « Malgré ces explications, les équipements ont été installés sur l’emprise du « Dragon » environ 48 heures après notre échange. »

Ce coup de force territorial ne pouvait rester sans conséquence. Informé de cet empiétement sur un espace expressément réservé, l’État a rapidement tranché via un arbitrage ordonnant le déplacement des installations vers les sites initialement validés par les experts. Le Directeur Général se veut formel : son agence ne s’oppose aucunement au développement du sport de proximité, elle ne fait qu’« appliquer une décision relevant de l’autorité de l’État ». Il déplore par ailleurs la tournure politique des événements, rappelant que son interlocuteur connaissait parfaitement les enjeux. « Il est donc important de ne pas laisser s’installer une confusion entre une initiative municipale, aussi louable soit-elle, et un projet de l’État réalisé sur le domaine public maritime et déclaré d’utilité publique », assène-t-il, désireux d’étouffer toute manipulation médiatique.

En définitive, cette déclaration ancrée sur le terrain de la discorde sonne comme un appel solennel à la responsabilité républicaine. Refusant d’alimenter une « polémique institutionnelle », El Hadji Malick GAYE invite tous les acteurs concernés à s’élever au-dessus des clivages partisans. « La Corniche Ouest appartient à tous les Sénégalais », conclut-il magistralement devant les journalistes, exigeant que toutes les institutions « conjuguent leurs efforts dans un esprit de responsabilité, de respect des prérogatives de chacun et de primauté de l’intérêt général sur toute considération de polémique ou de communication ». Un rappel à l’ordre net, à la fois géographique et juridique, qui remet la primauté de l’État au centre du jeu.

Découvrez, sur la vidéo ci-dessous, les précisions du DG de l’AGETIP.

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