L’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (ACBEP) amorce une phase décisive de son évolution avec l’arrivée de Cheikh Issa SALL à sa direction générale. Officiellement installé dans ses nouvelles fonctions ce vendredi lors d’une cérémonie de passation de service au siège de l’institution, le nouveau directeur général incarne l’ambition de l’État de moderniser radicalement les infrastructures publiques. Sous la supervision d’Abdoulaye GUÈYE, secrétaire général du ministère des Infrastructures, cette transition marque la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la cadence des projets et d’aligner fermement les réalisations de l’agence sur les impératifs du Plan national de développement et de la Vision Sénégal 2050. Pour Cheikh Issa SALL, l’objectif immédiat est d’instaurer une rigueur absolue dans la commande publique et de faire de l’institution un partenaire technique de premier plan pour l’administration centrale et les collectivités territoriales.
Conscien de l’ampleur de la tâche, le nouveau patron de l’ACBEP entend s’appuyer sur sa solide expérience en gouvernance publique, en ingénierie financière et en maîtrise d’ouvrage pour transformer l’approche opérationnelle de l’agence. Devant le personnel et la tutelle, il a exprimé sa détermination à optimiser la conception des projets étatiques et à instaurer une stricte culture du résultat. Mesurant le poids de la confiance placée en lui, il a déclaré : « Le chef de l’État m’assigne une mission de haute responsabilité au cœur des enjeux de modernisation et de développement socio-économique ». Déclinant une feuille de route orientée vers l’action, Cheikh Issa SALL a clairement défini la trajectoire qu’il compte imprimer à la structure : « Nous devons faire de cette agence un instrument d’excellence, de performance et d’efficacité ». Ce positionnement stratégique vise à rassurer les partenaires institutionnels en garantissant des livraisons d’infrastructures conformes aux normes de qualité internationales.
Pour mener à bien cet ambitieux programme, la nouvelle direction s’appuie sur une structure assainie et remise en ordre de marche par l’équipe sortante. En transmettant les clés de l’institution, Baye NIASS a mis en exergue la vitalité de l’agence qu’il lègue après vingt-six mois de gestion. Le directeur sortant a rappelé les avancées significatives enregistrées sous son mandat, caractérisées par un renforcement des effectifs et une expansion remarquable du portefeuille de chantiers, incluant notamment des infrastructures pour l’Université Amadou Mahtar MBOW et les Jeux olympiques de la jeunesse. Justifiant ce bilan qualifié de mission de sauvetage par la tutelle, il a souligné : « À mon arrivée, l’Acbep disposait d’un budget de 5 milliards de francs Cfa pour sept projets. En 2026, le budget atteint 8,717 milliards de francs Cfa ». Confiant quant aux bases laissées à son successeur, il a exhorté à la pérennisation de ces efforts : « L’Acbep change d’échelle. Cette dynamique doit être poursuivie, les chantiers engagés doivent être consolidés et les acquis préservés ».
Cet héritage favorable s’accompagne d’attentes fortes de la part des collaborateurs de l’agence. Par la voix de Fatou Diagne SECK, les travailleurs ont assuré Cheikh Issa SALL de leur totale disponibilité, tout en plaidant fermement pour une gouvernance interne équitable. Le personnel exige d’être pleinement impliqué dans la marche de l’entreprise, réclamant un dialogue social franc et une écoute réciproque. Une exigence relayée par le ministère de tutelle, qui a instruit le nouveau directeur de consolider ce climat de travail tout en veillant à la continuité du service public. Abdoulaye GUÈYE a été catégorique sur la feuille de route : le changement de direction ne doit tolérer aucun ralentissement dans l’exécution des travaux en cours. La tutelle impose désormais une boussole unique à Cheikh Issa SALL, axée exclusivement sur le respect scrupuleux des délais de livraison et la qualité irréprochable des ouvrages.
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