Dans le cadre de ses initiatives d’appui au secteur de l’éducation, la Fondation Nationale Sénégal Solidaire a organisé ce mercredi 7 octobre 2026, dans l’enceinte de l’école Sato EISAKO de Nord Foire, la cérémonie officielle de remise de deux mille kits scolaires aux élèves de la circonscription éducative des Almadies. Derrière cette cérémonie solennelle se dessine une ambition d’envergure nationale : distribuer un total de huit mille kits sur l’ensemble du territoire pour alléger la charge financière des familles vulnérables et accompagner les efforts de la communauté éducative. Loin des préjugés réducteurs sur les zones dakaroises dites aisées, cette initiative apporte une réponse concrète aux disparités sociales tout en portant un plaidoyer exigeant en faveur de la souveraineté industrielle locale.
Si la circonscription des Almadies est fréquemment perçue comme un secteur privilégié, la réalité du terrain éducatif est en vérité bien plus contrastée. L’Inspectrice de l’Éducation et de la Formation (IEF) des Almadies, Madame Ndèye Amelie Mbor SECK, a tenu à déconstruire cette idée reçue pour rappeler l’impératif humain et social d’épauler les enfants de sa juridiction.
« La représentation qu’on se fait de l’IEF des Almadies, c’est de dire que c’est dans un milieu favorisé, alors que l’IEF englobe un peu les communes de Yoff, Ngor, Ouakam et Mermoz-Sacré-Cœur. Disons que le besoin est là. En tout cas, nous avons des couches vulnérables qui ont besoin de cet appui pour démarrer en toute fierté et en toute dignité l’année scolaire. » — Madame Ndèye Amelie Mbor SECK, Inspectrice de l’Éducation et de la Formation des Almadies.
Cet appui stratégique aux ménages s’inscrit au cœur d’un partenariat industriel citoyen et durable. Les fournitures distribuées proviennent de la Manufacture Sénégalaise de Papeterie (MSP SA), fleuron national et producteur de la marque historique de cahiers Distingo. Pour son Président-Directeur Général, Mohamed Djibril KABONGO, cette dotation fabriquée à l’effigie de la Fondation en moins de deux semaines prouve avec éclat la capacité des usines locales à approvisionner le pays tout en garantissant les normes pédagogiques et de santé visuelle. Fustigeant les importations anarchiques qui fragilisent les entreprises nationales, il appelle les autorités à s’inspirer du modèle promu par le chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar FAYE.
« Il n’y a nullement besoin aujourd’hui, par rapport au Sénégal qui aspire à une certaine souveraineté industrielle, de procéder à des importations quand il s’agit d’un produit qui est fabriqué ici, en qualité et en quantité. Le Sénégal doit dépasser cette situation où l’on laisse des importations anarchiques venir mettre en difficulté des sociétés typiquement sénégalaises, qui emploient des Sénégalais et qui participent à la concorde nationale. » — Mohamed Djibril KABONGO, PDG de la Manufacture Sénégalaise de Papeterie (MSP SA).
En unissant l’État, les fondations citoyennes et le tissu industriel local, cette action concrétise la valeur fondamentale de solidarité nationale. L’Administrateur Général de la Fondation Nationale Sénégal Solidaire, Amadou DRAMÉ, a souligné que cet engagement constitue le levier indissociable du concept éducatif « Oubi tey, jàng tey » (ouvrir les classes et démarrer les cours le même jour).
« Le Président, en faisant ce choix-là, a voulu promouvoir la solidarité, qui est une valeur fondamentale de notre société. Pour le concept « Oubi tey, jàng tey », il faut avoir des fournitures pour pouvoir démarrer. Notre objectif et notre logique sont de ne laisser personne en rade, d’intervenir partout où il y a des besoins, et il y en a aussi à Dakar. » — Amadou DRAMÉ, Administrateur Général de la Fondation Nationale Sénégal Solidaire.
En conjuguant réactivité logistique, valorisation des produits locaux et équité territoriale, la Fondation Nationale Sénégal Solidaire et la MSP SA démontrent qu’offrir des fournitures de qualité aux enfants constitue la meilleure garantie d’une rentrée réussie sous le signe de l’égalité des chances.