Après le naufrage du bateau « le Djola » certains s’amusent, cette fois ci, à faire couler le bateau « le Sénégal ».
Un autre Sénégal se recrée au su et au vu de tout le monde et personne n’a le courage d’arrêter cette descente aux enfers, cette tempête dévastatrice qui est en train d’emporter nos institutions.
Notre droit objectif est personnifié, la vie en société est désarticulée, désormais les règles de droit ne s’imposent pas à tous.
Par conséquent les prérogatives reconnues à une personne sont bafouées.
Nous réclamons des institutions fortes et solides au moment où leur clé de voûte est ébranlée, jetée en pâture à la vindicte populaire.
Forcément tout ce qui s’adossait à elle est menacé de s’effondrer au dessus de nos têtes.
Plus de savoir, plus de savoir être, il n’y a qu’un savoir faire au forceps et à la volubilité puante et déshonorante dont désormais on se glorifie, on est en droit de s’autoproclamer champion et qui nous nourrit.
Je ne reconnais plus mon pays.
Notre usine de fabrique des lois et de contrôle, est devenue une arène de gladiateurs, de vassaux d’untel qui agit et pense pour lui-même et non pour l’intérêt général. Comme deux femmes mariées à un seul homme, on se guette, se chamaille, chacune cherchant à montrer et à faire croire qu’elle est la femme idéale .
Pendant ce temps, le mari souffre de ces querelles interminables qui détruisent sa réputation, sa crédibilité jusqu’à faire fuir tous ses amis. Il sombre alors dans la misère, l’anéantissement.
Il est bien vrai que notre pays a connu des moments houleux mais jamais on a vécu ce que l’on est en train de vivre maintenant.
On se souvient, pour ne pas aller plus loin, du « quart bloquant » qui a secoué le pays et que les hommes de l’époque ont pu régler discrètement avec efficacité.
Autre époque.
Avec beaucoup de subtilité et de management professionnel, le Chef d’Etat d’alors a fait modifier la constitution en désignant et imposant son dauphin pour le succéder en cas de vacance du poste de Président de la République ( article 35 alinéa 2).
Tout s’est passé en douceur.
Il est vrai que la météo juridico politique a changé . Mais l’histoire et la raison nous interpellent tous. Sachons nous adapter aux changements climatiques ou alors transmettons le témoin du relais à d’autres compétents et que vive le Sénégal.
Un homme proclamé chaste soit il, un groupe d’individus, quelque puisse être élevé leur degré de chauvinisme, ne doivent pas pouvoir nous livrer à la vente aux enchères publiques.
Il est temps de nous unir ou de nous coaliser sous un grand dôme d’acier et de fourbir nos armes pour faire face.
L’heure n’est pas aux annonces puériles qui ne peuvent mobiliser personne mais à une démonstration de force de mobilisation de chacun dans le fief dont il se réclame propriétaire ou actionnaire.
Ne tombons pas dans le piège des hâbleurs qui, jadis, ont usé de la naïveté de leur mentor pour usurper des postes ou fonctions qui ne sont pas les leurs, ce qui frustre les ayants droit qui se rebellent, se liguent et anéantissent tout, quitte à y périr.
Les enjeux sont énormes au moment où les dettes nous étreignent, les fléaux de toutes sortes nous envahissent d’ordre climatiques, sécuritaires.
Notre posture ne doit pas être de mimétisme moins encore de réponse aux querelles des bornes fontaines ; mais plutôt de mobilisation, de détermination, de résilience et pour une équité territoriale afin d’interpeller chacun individuellement pour nous sortir de ce gouffre et nous hisser au dessus de nos propres ambitions pour frapper à la porte et entrer dans le club des pays dits développés.
Nous y croyons et sommes déterminés à réussir.
Ne tombons pas dans le piège des gens qui veulent nous tirer en bas pour pouvoir demain rire de nous et brandir aux yeux de tous ce qu’ils croient un trophée alors que c’est leur plus grande ignominie qui leur collera à la peau comme une sangsue sur un écriteau où est inscrit « les traitres de leur République »
C’est là un cri de cœur d’un patriote moulu et forgé dans la marmite socialiste démocratique de l’URD de Djibo Leyti KA qui fut le premier à oser hausser le ton et baliser son chemin devant, à l’époque, la puissante machine socialiste.
C’est dans cette continuité que s’est inscrit son successeur Diégane SENE et tous les hommes qui l’accompagnent depuis lors et parmi lesquels, l’infatigable Oumar SECK, l’artisan principal mais oh combien discret de la massification de l’URD depuis sa création à nos jours.
Pour un SÉNÉGAL UNI ET SOLIDAIRE.
El hadji Seydou BA
Membre de la DPE de l’URD
Ancien HCCT
Ancien Maire de Médina Gounass
